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Contenu de la lettre d'information
Edition 2009-07-29 02:17:04
nous y sommes enfin arrivés ...

Salut à tous !
On a fini par y arriver au Yellowstone !
Le Yellowstone National Parc est le plus vieux et le plus grand parc des Etats-Unis. Environ la surface de la Corse, et en grande partie situé sur un ancien cratère de volcan. Et c’est ce qui fait toute son originalité. En effet, sources d’eau bouillante, de boue à ébullition, geysers dont les éruptions sont plus ou moins prévisibles, la rivière qui tire son nom de la terre jaune quelle traverse en y creusant un canyon entrecoupé de cascades, et le lac, véritable petite mer intérieure, il y a déjà là de quoi en prendre plein les yeux. Mais ici, ce n’est pas suffisant. Et la cerise sur ce gâteau de nature, ce sont les rencontres que l’on peut y faire. Et autant vous le dire, des rencontres on en fait ! Tout au long de notre séjour de quatre journées à arpenter le parc dans tous les sens, bisons, loup, biches et cerfs, oies, écureuils, aigles et top du parc et des plus « recherchés » : les ours, tous seront au rendez vous.
Seule ombre au tableau, le monde. Eh oui, nous ne sommes pas tout seul dans ce paradis. Les vacances scolaires aux USA ont débuté mi-juin et le parc est la destination favorite des américains et autres touristes étrangers. Malgré le grand nombre de campings, la plupart sont pleins dés la fin de matinée. En ce qui nous concerne, il nous a fallu changer trois fois de camping en quatre nuits. Autre inconvénient, mais tout à fait justifié, la vitesse est limité dans tout le parc et strictement contrôlée. Environ une centaine de gros animaux meurent chaque année dans le parc suite à une collision avec un véhicule. Mais après, à plusieurs reprises, nous être trouvés pratiquement nez à nez avec un bison qui estimait lui aussi que le chemin le plus facile pour lui était la route, l’envie de rouler un peu plus vite se dissipe très vite.
Le parc est très facile à visiter. Les cartes distribuées à l’entrée permettent de planifier la visite, et, en gros, les routes principales forment un 8. Comme dans chaque parc aux USA, tout est très bien aménagé pour que chacun puisse accéder au plus prés des plus beaux sites. Des kilomètres et des kilomètres de trottoir en bois ont été construits. Interdiction là encore de marcher à côté. En effet, le sol, à certains endroits, ne dépasse pas quelques centimètres d’épaisseur. Le seul poids d’un enfant pourrait le faire céder. Et alors là, c’est la trempette dans l’eau bouillante et les conséquences dramatiques qui peuvent en découler.
La grande attraction du parc, c’est « Old Faithful ». Soit le vieux fidèle. Ainsi nommé grâce à la régularité des éruptions de ce geyser qui trône pratiquement au centre du parc. Environ toutes les 90 minutes, les centaines de personnes rassemblées autour du site peuvent à coup sûr assister à cet évènement qui reste malgré tout exceptionnel. Après quelques crachotements, une gerbe de plusieurs mètres d’eau bouillante s’élève vers le ciel accompagnée de son voile de vapeur.
Tout est fait ici pour que les animaux soit prioritaires. Il est difficile de concilier tourisme de masse et protection de la nature. Aussi, il n’est pas rare d’arriver le soir au camping et de le trouver envahit par un troupeau de biches. Où alors, au réveil, le matin, sortir de la tente et voir quelques bisons qui broutent à quelques mètres est chose courante. Là encore, malgré l’aspect tranquille de ces bêtes, ces dernières restent sauvages et peuvent charger si elles se sentent menacées. Autant s’en tenir à distance !
Bon, vous l’avez compris, cet endroit est magnifique mais ce n’est pas ici qu’il faut espérer user un peu les flancs des pneus de la moto. Mais encore une fois, tout est fait pour nous dissuader d’aller trop vite. Comme cet orage de grêle, en fin d’après midi, alors que nous rentrions. Environ 2300 mètres d’altitude, un gros nuage noir nous rattrape malgré nos détours et haltes pour l’éviter. Pas le temps d’enfiler les combinaisons de pluie, nous sommes déjà mouillés. Mais en plus, la grêle a recouvert la route et elle ne fond pas. Il nous faut rouler dans les ornières des rares voitures qui nous précèdent pour rejoindre le camping … où il n’est pas tombé une goutte d’eau.
Nous ne pouvons pas quitter ce parc sans vous parler des embouteillages causés par l’apparition d’un animal. Un ours qui mange des fleurs de pissenlit de l’autre côté d’un ruisseau peut provoquer un attroupement d’une centaine de personnes. Ces deux autres qui jouent pendant une demi-heure et qui se poursuivent jusque haut dans les arbres, provoquent l’arrivée des rangers qui doivent essayer de faire circuler les voitures alors que leurs conducteurs ne demandent qu’à s’arrêter pour profiter du spectacle. C’est avec des images plein la tête (et plein le disque dur), que nous quittons le Wyoming pour continuer à nous rapprocher de Calgary, notre prochaine destination.
La moto chargée, nous roulons à nouveau vers le Nord Ouest au milieu de grands plateaux d’altitudes bordés de sommets enneigés. Sur notre route, une étape inattendue encore au milieu de pas grand-chose. Deerlodge. Petite ville évitée maintenant par la grande interstate alors que la highway d’une époque maintenant révolue la traversait et la faisait vivre. Future ville fantôme ? C’est bien possible au vu des nombreuses habitations laissées à l’abandon. Mais il y a ici autre chose qui faisait de cette cité une ville prospère. La prison d’Etat du Montana. Fermée en 1979, cette dernière se visite. Autant vous le dire de suite : lugubre ! Mais bon, c’est à voir. Heureusement, le billet donne accès à un autre musée bien plus attrayant. Un musée automobile. Un du genre que l’on voit peu. Des centaines de véhicules, tous plus que neufs, qui retracent l’histoire automobile des USA du début du siècle passé à la fin des sixties. Ca redonne le moral après la visite précédente. La fin de cette première partie de notre voyage aux USA touche à sa fin. Le Canada approche. Il ne nous reste plus qu’à franchir un col à 2025 mètres d’altitude au milieu du Glacier National Parc pour arriver à la frontière. Ca c’était dans notre tête. Et la météo alors ? Eh bien elle en a décidé autrement. En ce début de mois de juillet, après une bonne chute de neige une avalanche a bloqué la route. Le Logan Pass est fermé pour une durée indéterminée. Demi-tour et contournement du parc par le Sud.
Demain, nous serons au Canada, enfin, nous l’espérons …
De toute façon, nous vous tenons au courant dés la prochaine connexion.
A bientôt
Chris et Alain
www.motards-nomades.com
 




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