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Edition 2009-07-29 02:17:48
YA HOO !!!

 
 
Une heure à la douane canadienne avec un interrogatoire assez serré. Quand enfin nous obtenons notre permission de séjour, il nous faut reprendre la route sous un ciel gris et chargé qui semble toucher les prairies infinies et sans relief. De quoi déprimer un peu plus quelqu’un qui vient de visiter l’ancienne prison du Montana… Etape forcée à Fort Macleod alors que le ciel semble nous tomber sur la tête. Il ne reste que 200 kilomètres pour arriver à Calgary. Nous voulons y être un peu avant le début du Stampede car on nous a prévenu : Les places d’hébergement sont rares à cette occasion. Alors autant arriver deux jours avant, et dans un camping qui ne prend pas de réservation. Premiers arrivés, premiers servis. Et nous voilà donc installés dans un immense camping dans la périphérie de la ville et juste à côté des installations olympiques. Le lendemain, quand les nuages vont enfin se décider à aller voir un peu ailleurs, nous nous rendons compte que Calgary n’est pas une ville à la montagne comme aurait pu le laisser supposer l’organisation des jeux d’hiver en 1988. Juste une petite colline à l’Ouest de la ville qui se trouve à environ 1000 mètres d’altitude. Le climat beaucoup plus rigoureux sous cette latitude fait le reste (et surtout l’enneigement).
Bon, alors, on est venu exprès ici pour lui. Mais c’est qui ce fameux Stampede ?
Eh bien le Stampede, c’est simplement le plus grand rodéo de la planète. Du genre méga-show qui rassemble tout ce qui fait le mythe du cowboy … et de l’indien par la même occasion. Des bâtiments dans un parc permanent, une organisation incroyable, des gens qui viennent des quatre coins de la planète, une ville qui pendant dix jours vit au rythme de cet évènement, et un seul cri qui réunit tout çà : YA HOO !!!
Mais comment vous décrire tout çà ?
Commençons par le début. Vendredi 4 juillet, jour de l’ouverture du Stampede et donc, parade dans les rues du centre ville. 9h00 du matin le début. Ils sont fous ! Nous n’avons plus vraiment l’habitude de nous lever tôt depuis quelques temps… Aussi quand vers 8h00 nous arrivons au milieu des gratte-ciels, les rues sur l’itinéraire de la parade sont déjà bondées de monde. Difficile de trouver une place même debout. C’est vous dire ! Un million de spectateurs d’après les infos du même jour à la télé … Et si nous, nous ne savons pas encore ce qui va se produire exactement, eux doivent le savoir. Et le spectacle et l’ambiance qui en découlent sont à la hauteur de l’attente. Pendant deux heures, sans interruption, nous avons droit à un défilé de fanfares, de vieilles voitures, de diligences, de chariots tirés par des attelages de chevaux extraordinaires, de machines à vapeur, de vieux tracteurs, de tribus d’indiens qui ont revêtus leurs habits de cérémonie, de cavaliers déguisés en trappeurs … Les associations, les entreprises, tout le monde participe . Quel engouement ! Enfin, nous commençons notre Stampede en en prenant encore une fois plein les yeux. Et ce n’est que le début ! Nous avons pu acheter des billets pour le show du soir. Le show du soir… Pareil, nous ne savions pas en quoi cela consistait. Seules les courses de chariots nous intéressaient. Et ces courses sont en ouverture du show.
7h45 précises. Nous sommes assis à notre place numérotée dans « Grand Stand » et au milieu de milliers d’autres fans.
Cérémonie d’ouverture majestueuse. Une vedette canadienne vient chanter l’hymne canadien alors qu’un hélicoptère survole le parc avec un immense drapeau canadien. Et tout s’enchaine très vite. Présentations des personnalités, des diverses miss, des grands chefs indiens, et les courses commencent.
Alors là, autant vous le dire de suite, on n’a pas tout compris malgré notre volonté de savoir pourquoi et comment. Ce qui en ressort, c’est que c’est sacrément impressionnant et spectaculaire ces « chuckwagon races » !
4 chariots, attelés à 4 chevaux chacun. Deux passagers, mais là nous n’avons pas tout compris, il semble que pendant la course le « pilote » soit seul, un départ qui se fait, pour nous, dans la plus grande confusion (il se passe à ce moment là quelque chose à l’arrière des chariots), et un seul tour de piste qui fait environ quatre cent mètres (quart de mile), des coéquipiers qui accompagnent leur chariot à cheval. Nous avons pu aller nous placer à la sortie du virage avant l’arrivée. Vous vous rappelez, dans les westerns, les indiens qui attaquent le convoi de chariots d’immigrants, et bien là c’est pareil. Malgré le « silence » (on est pas habitués à l’absence de moteur), la puissance et la vitesse qui se dégagent de ces quatre chariots qui se tirent une bourre mémorable et qui sont roues dans roues à quelques mètres de l’arrivée, eh bien on peu vous dire que c’est chaud, très chaud !
Après quelques courses éliminatoires, le gagnant est désigné. Et à partir de là, eh bien c’est comme jusque là. On continue à en prendre plein les yeux. La grande scène, immense, au fond du parc, qu’on se demandait bien à quoi elle pouvait servir… Eh bien elle est en train de se déplacer. Un énorme tracteur la met en place face à « Grand Stand ». Mais pas une scène de rigolo, largement digne du plus grand show de Johnny au Stade de France !
En un quart d’heure, la piste de courses des chariots c’est transformée en scène géante et le show commence. Alors, on vous le dit de suite : indescriptible ! Trois heures ininterrompues. De l’inattendu, de l’inimaginable, de l’irréel en permanence. Spectacles musicaux, comiques, traditionnels, machines sorties d’une imagination fertile et on ne sait d’où sur la scène, jeux de lumières et de flammes, arrosés par des pilotes de free style à moto qui font des figures au dessus des spectacles avant les feux d’artifice de clôture qui n’en finissent jamais tellement ils sont beaux … de quoi nous laisser sans voix… Nous venons de savoir pourquoi nous avions acheté nos billets. Tous ces enfants qui ont eu une motivation incroyable pour répéter des jours et des jours leur spectacle avec un résultat digne des meilleurs professionnels, ces indiens qui dansent à un rythme incroyable dans leurs costumes chatoyants tous plus colorés les uns que les autres, ce violoniste québéquois qui met le feu à la foule avec des rythmes endiablés… Bon, on vous l’a dit, c’est indescriptible. D’ailleurs, même notre mémoire semble avoir « beugué ». Le disque dur s’est enrayé. Trop de choses à voir en trop peu de temps. C’est incroyable. Il ne vous reste qu’une chose à faire pour comprendre ce que nous voyons, c’est de venir à votre tour. Pour cette année, c’est râpé, mais en 2009 il parait qu’ils remettent çà à partir du 3 juillet…
Mais ce n’est pas fini, et le rodéo dans tout çà ? Eh bien c’est pour le lendemain après midi. Quand on vous dit que ce n’est pas facile cette histoire. Un rythme de sportif. Dire que nous pensions, encore une fois, faire une escale pour nous poser (et nous reposer) un peu…
Le sol qui s’enflamme au milieu des cavalières et forme le logo du Stampede, cérémonie d’ouverture, et le rodéo commence. On ne va pas vous détailler tout cela, la télévision le fait mieux que nous. Mais quel spectacle encore ! Là par contre c’est simple. Pour les principales épreuves à dos de cheval ou de taureau, il faut tenir dessus au moins 8 secondes. Après, c’est la manière de tenir dessus qui fait la différence. Deux heures et demi de spectacle intense.
Nous ne vous parlons que des principales attractions du Stampede. Mais c’est aussi une grande fête foraine, un salon de l’agriculture, des concours en tous genres, des spectacles à foison…
Et la moto dans tout çà ? Eh bien non, on en parle guère de la moto. Il faut dire que pour le moment il n’y a pas grand-chose à dire si ce n’est que généralement on use les pneus au milieu, et que nous sommes en train de faire un génocide chez les moustiques qui s’écrasent trop volontiers sur cette belle moto orange qui doit les attirer plus que le bétail dans la prairie… Une vidange à Calgary avant d’attaquer la longue route vers l’Alaska. Normalement, c’est maintenant que vont commencer les choses sérieuses. Le goudron va bientôt laisser la place à la piste pour des centaines de kilomètres au milieu d’une nature encore sauvage et parait il, assez inhospitalière…
Dans l’espoir de vous raconter çà très bientôt. Recevez toute notre amitié.
Chris et Alain
www.motards-nomades.com

Plus de photos sur le site, de temps en temps un petit bonjour vidéo, et notre position sur la planète presque en temps réel (nous exagérons à peine).



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