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Edition 2009-07-29 02:38:42
Joker !

Joker !
Pour ce coup-ci nous allons utiliser notre joker. Peu de temps après notre arrivée en Australie nous avons fait étape chez un couple de motards à Yamba. Jean-Marie qui connait bien les BMW nous conseille de prendre une assistance proposée par BMW Australie et valable sur tout le territoire. En plus de cela, prévenant, il nous prête une carte « SIM » australienne pour installer dans notre téléphone. Voilà comment on se retrouve dans un camion et la moto sur une remorque pour parcourir les 800 kilomètres qui nous séparent de Perth, où se trouve le concessionnaire de la marque le plus proche. Bon, ce coup ci nous avons beaucoup de chance. Même le téléphone a fonctionné ! Chose assez rare ici. Tout le monde se sert de la radio pour communiquer dans ce pays bien trop vaste pour y implanter un réseau téléphonique pour les portables et pour à peine 20 millions de personnes vivant sur un territoire 14 fois plus grand que la France…
Nous voilà donc arrivés, et de manière imprévue, dans la métropole la plus isolée du monde. Deuxième coup de chance, ils ont une pompe à essence en stock. En une heure de travail la moto est prête à repartir. Par contre, la note est salée…
Elle est en quoi cette pompe monsieur BMW?
Prête la moto ? Pas si sûr… Au moment de quitter l’atelier, elle ratatouille joyeusement. En posant le réservoir, le mécano a du déplacer un câble d’accélérateur. Ré-intervention rapide et nous roulons enfin. Nous allons pouvoir visiter un peu la ville l’esprit serein. Une forêt de gratte-ciels et il s’en construit encore beaucoup. Bien entendu, il ne faut pas chercher ici de vieilles pierres. Le pays a à peine plus de deux cent ans…
Par contre, nous avons vraiment du mal à nous habituer au rythme des « aussies ». Le soir, vers 17-18 heures, tout est fermé et les rues sont désertes. Si nous vous disons que même les réceptions de certains hôtels ou campings ferment aussi tôt alors que les employés sont sensés assumer un travail dans l’hôtellerie, vous n’allez peut être pas nous croire… Et pourtant, nous le vivons pratiquement tous les jours et c’est vraiment irritant à la longue.
Bon, il n’est pas question pour nous de nous éterniser en ville. Il y a tellement à voir ailleurs ! Un détour pour aller à Bunbury où il est possible de voir des dauphins de très prés. Qu’ils disaient dans le guide… Car nous, si nous en avons vu deux là-bas, ils étaient au moins à trois cents mètres de la plage… Le problème, c’est que dans ce pays, le moindre détour se solde en centaines de kilomètres. Il ne nous reste plus qu’à aller voir cette fameuse vague de roche, ou plus exactement cette roche en forme de vague. Au moins, on est sûr de la trouver à notre arrivée, elle n’aura pas bougée. Encore un détour de 400 kilomètres ! Bon, elle est bien là, bien arrimée à son bloc de roche rouge. 5 mètres de haut pour une centaine de long. Enfin une vague où nous pouvons surfer sans savoir faire du surf, et même sans planche ! Champion !
Et nous roulons. Nous roulons à travers des champs immenses encore et encore. Nous voyons des moissonneuses batteuses aux coupes impressionnantes de largeur. Nous revenons sur la Great Estern Highway. La route est longée par un pipe line construit en 1906 pour alimenter en eau la région de Kalgoorlie et surtout ses mines aurifères. Un pipe line de 80 centimètres de diamètre sur 600 kilomètres de long. Pharaonique ! A y être, dans la série des choses incroyables, nous pouvons citer ce record qui a été battu ici il y a quelques années : Le road train le plus long du monde… 610 mètres de long, 45 remorques pour 603 tonnes et qui a parcouru un peu plus de 8 kilomètres. Et pourquoi y a-t-il une vielle camionnette sur le toit de ce pub que l’on croirait sorti d’une bande dessinée ? C’est le soleil qui tape fort ici ou le fait de vivre la tête en bas qui leur donne de telles idées ?
En attendant, il nous reste environ 4500 kilomètres pour arriver à Darwin. Nous voulons y arriver au moins 15 jours avant la fin de notre visa de manière à pouvoir organiser tranquillement notre transfert vers l’Asie. Et voilà la moto qui continue de ratatouiller de plus belle. Ils ont fait du bon travail à Perth ! De plus, c’est le début du week-end. Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre encore. Il n’y a plus qu’à croiser les doigts, trouver une panoplie complète de grigris pour espérer que la moto tienne jusqu’au bout de la route australienne…
Et nous qui attendions avec impatience ces grands espaces, c’est avec l’angoisse que nous les abordons. De plus, il commence à faire chaud. Très chaud ! Les équipements de sécurité pour rouler à moto n’aident pas à supporter de telles températures. Mais il en faut quand même un peu plus pour nous décourager !
A bientôt !
Chris et Alain
www.motards-nomades.com

 
 

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