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Edition 2009-08-14 14:39:09
en panne dans l Himalaya...

Attendre au bord de la piste ne me fera pas avancer beaucoup. Il faut prendre des dĂ©cisions. Je ne suis qu’à seulement trois kilomètres du col. Mais çà grimpe, et Ă  cette altitude, tout effort se paye très cher en Ă©nergie et en essoufflement. Hors de question donc de pousser. Dans l’autre sens, Ă©videmment, çà descend. Mais après, en bas ? Il n’y a strictement rien ! Finalement, je redescends la moto de quelques mètres d’altitude. Cette fois, elle ne redĂ©marrera pas. Je trouve un petit replat oĂą je vais pouvoir vĂ©rifier quelques bricoles en attendant mieux. Le verdict, en plus d’une grosse suspicion quant au calculateur Ă©lectronique de l’injection, va très vite arriver : Un Ă©lĂ©ment haute tension de l’allumage est cassĂ© en deux. La glue, le ruban adhĂ©sif, rien n’y fera. Le courant ne passe plus.

Quelques motards roulant sur des Royal Enfield s’arrĂŞtent avec l’intention de m’aider. Mais que peuvent-ils faire ? Rien de plus.
La solidaritĂ© motarde n’a pas de frontière, et encore une fois cela se vĂ©rifie, mĂŞme ici aux confins de l’Himalaya. Car c’est alors qu’arrive une petite 150 Pulsar chevauchĂ©e de ses deux passagers. Je les reconnais aussitĂ´t. Nous avons mangĂ© ensemble hier lors d’une halte et nous avions fait quelques photos ensemble. Une chance inouĂŻe que je me sois trouvĂ© devant eux cette fois. Cela a du bon, parfois, de se lever un peu avant les autres le matin !
MalgrĂ© toute leur gentillesse et leur dĂ©vouement, les deux jeunes indiens n’obtiendront rien de plus et ne viendront pas  Ă  bout du mutisme du moteur.
L’heure tourne vite. A nouveau il faut prendre des dĂ©cisions efficaces. Ashok le pilote de la moto me propose de rouler maintenant vers Leh, et de m’envoyer, dès que possible, un pick-up afin d’y charger la moto pour un transport vers la capitale du Ladakh. Son passager, Tashi, va rester avec moi.
En attendant, nous allons, de notre coté, essayer d’arrêter une voiture pour faire remorquer la moto jusqu’au col.
Etant donnĂ© l’état des voitures qui circulent dans la rĂ©gion, nombre de chauffeurs vont refuser de nous aider, de peur d’y laisser dĂ©finitivement l’embrayage de leur vĂ©hicule. Après une longue et infructueuse attente pendant laquelle les camions qui passent nous couvrent de poussière tout en polluant gĂ©nĂ©reusement l’air si rare que nous respirons, c’est le chauffeur d’un groupe de touristes français qui accepte enfin de nous aider. Inutile de vous dĂ©crire le remorquage sur cette piste dĂ©foncĂ©e alors qu’il nous faut aussi croiser les camions qui descendent Ă  toute vitesse. Trois kilomètres, cela peut ĂŞtre long. Très long ! Eprouvant.
Couvert de cette poussière qui adhère encore plus Ă  la peau Ă  cause de la transpiration, je dĂ©fais pĂ©niblement les sangles qui ont servies au remorquage avant de prendre quand mĂŞme le temps d’apprĂ©cier un peu le paysage sublime qui m’entoure et le fait d’être Ă  5346 mètres d’altitude. Ce n’est pas tous les jours que l’on se trouve bien plus haut que le sommet du Mont Blanc, et Ă  moto ! Le ciel est d’un bleu Ă©blouissant et nous sommes cernĂ©s de monts enneigĂ©s. Les drapeaux de prières multicolores flottent et claquent au vent. Je suis au col Taglangla, un des plus haut sur la planète accessible Ă  des vĂ©hicules.
Tout le monde nous le dit : Après le col, pas de problème. Ça descend tout le long sur des dizaines de kilomètres.
SĂ»r, avec un moteur çà descend ! Mais je peux vous garantir, qu’il y a un paquet d’endroits oĂą l’on pourrait croire que çà descend, et oĂą il nous faut pousser la moto pour gagner difficilement quelques mètres. D’ailleurs, les centaines de ces mĂŞmes mètres dĂ©filent bien trop doucement au compteur. Il nous faut reprendre notre souffle après chaque petit effort. Il fait très chaud. Le temps passe, et nous avons l’impression de ne pas avancer.
Puis enfin, la pente devient plus prononcée et nous permet de descendre quelques kilomètres sans effort. Bien entendu, c’est quand nous commençons à rouler plus facilement que nous croisons la voiture envoyée par Ashok et qui vient à notre rencontre.
Le chargement va être périlleux. Par chance, il y a un chantier à proximité. Nous allons nous servir d’un tas de gravier pour hisser péniblement la moto sur le plateau du pick-up. Les ouvriers attirés par ce spectacle insolite vont heureusement nous venir en aide. La moto attachée tant bien que mal, nous embarquons avec Tashi à l’arrière. Nous ne serons pas trop de deux pour maintenir la moto lors des passages de bosses et trous qui vont se succéder pratiquement sans arrêt. De plus, le chauffeur ne ménage pas la pédale droite.
Nos yeux pleurent en permanence. Le vent et la poussière ont vite fait de nous obliger à nous protéger, de telle sorte que nous ne voyons pratiquement plus rien.
Malgré les conditions extrêmes, il faut s’agripper aux ridelles de la voiture tout en maintenant autant que possible la moto afin que les secousses, violentes, ne viennent pas provoquer plus de dégâts.
Après quelques dizaines de kilomètres dont on se souviendra longtemps, la voilà enfin cette vallée mythique, où les peupliers, dont le feuillage est transpercé par les rayons du soleil couchant, bordent des champs d’un vert fluo ou du jaune vif du colza en fleur qui contrastent avec l’aridité des montagnes environnantes.
Le Ladakh est lĂ , devant nous. Les toits des maisons sont couverts de paille, de maĂŻs ou de bois qui sèchent doucement. Le paysage est parsemĂ© de chortens blancs. Les sommets enneigĂ©s qui nous entourent prennent une couleur orangĂ©e… La rĂ©ponse Ă  mes interrogations arrive d’elle-mĂŞme. C’est vraiment beau, et cela valait bien quelques galères pour venir le vĂ©rifier (Bon, peut ĂŞtre pas la panne de la moto quand mĂŞme…). L’appellation aperçue sur un panneau le long de la route de « Paradis de l’Inde Â» n’est pas usurpĂ©e mĂŞme si ce tableau idyllique va vite ĂŞtre entachĂ©. Après une courte escale Ă  Upchi, nous reprenons la route vers Leh. Route principale qui traverse la vallĂ©e de part en part et d’Est en Ouest est en bien mauvais Ă©tat. Mais ce n’est pas l’état de la route qui attire le plus mon attention, bien moins que toutes ces casernes qui se succèdent de part et d’autre de la vallĂ©e en dĂ©figurant le paysage. La Chine et le Pakistan ne sont qu’à quelques kilomètres… Ceci explique cela…
L’arrivée à Leh est pénible. Il fait nuit, il y a beaucoup de monde et trouver un hôtel qui correspond à mon budget tout en n’étant pas un nid à puces et possédant en plus un parking se révèle difficile. Sans parler du problème soulevé par le déchargement de la moto…
Après une bonne nuit de repos, il est temps de se pencher Ă  nouveau, et plus sereinement, sur mes problèmes mĂ©caniques. SĂ©ance bricolage dans la cour de l’hĂ´tel et sous le soleil. MalgrĂ© tous les soins apportĂ©s Ă  la tentative de rĂ©paration de la pièce Ă©lectrique, toujours rien. DĂ©sespĂ©rant ! Quand bien mĂŞme j’arriverai Ă  rĂ©parer cette pièce, je sais pertinemment que je ne pourrais pas quitter la vallĂ©e sur la moto. Le problème d’injection ne pourra ĂŞtre rĂ©solu ici et m’interdira le franchissement du col, seul passage pour quitter la rĂ©gion.
Et justement, quitter la région avec la moto va se révéler un vrai casse tête. L’aéroport de Leh est en fait un terrain militaire qui semble à peine tolérer un minimum de trafic civil, et les trois seuls transitaires aériens locaux ne sont pas équipés pour faire transporter la moto par avion.
Il faut me résoudre à trouver un moyen pour rapatrier la moto vers Delhi, ville que je voulais absolument éviter.
Encore une fois, ce sont les deux jeunes motards indiens qui vont trouver la solution. L’oncle de l’un d’eux est transporteur à Manali. Un devis est établi pour un transport de Leh à Delhi avec une escale à Manali. Une distance de 1000 kilomètres dont je sais qu’ils ne vont pas être faciles. Le départ est prévu pour mardi matin.
En attendant, il s’agit de sauver ce qui peut l’être. La balade sur la plus haute route du monde, pourtant si proche est à ranger au rayon des rêves non réalisés. Pour s’y rendre, il faut être en groupe et obtenir un permis. Les deux français, Maurice et Gérard, auxquels j’aurai pu me joindre sont déjà partis ce matin. Il ne me reste plus qu’à louer une moto pour pouvoir visiter quelques monastères disséminés le long de la vallée.
Une petite 150 Pulsar est disponible. Elle va remplacer avantageusement la BMW pour une journĂ©e de balade des plus agrĂ©able. Les rĂ©fugiĂ©s tibĂ©tains ont construit une multitude de monastères perchĂ©s sur des collines, des pitons rocheux ou Ă  flanc de montagne. C’est dimanche, le ciel est bleu, la chaleur agrĂ©able, il n’y a qu’à se laisser guider par l’Indus pour relier les principaux sites qui le jalonnent. La route, tout comme la plaine en gĂ©nĂ©ral, est constellĂ©e de chortens blancs en plus ou moins bon Ă©tat. ThiksĂ©. Un des plus gros monastère Ă  l’Est de Leh. Il recouvre toute la colline qui domine la vallĂ©e. Le son des trompes tibĂ©taines rĂ©sonnent du haut des constructions jusqu’au confins de la vallĂ©e. Il faut escalader de tortueux escaliers, sous la chaleur, pour accĂ©der pĂ©niblement Ă  l’entrĂ©e.
Une grande cour bordée d’arcades polychrome dessert les principales bâtisses du monastère. La salle de prière, où flotte l’odeur de l’encens, dans laquelle les bonzes sont réunis pour …la prière, et ou, les très jeunes moinillons s’évertuent à servir de leur mieux les plus anciens, le temple avec son Bouddha en argile, d’une hauteur de 12 mètres, lui aussi haut en couleur, la terrasse, d’où se déroule un somptueux panorama à 360° sur toute la vallée et les montagnes qui la bordent, et enfin, ultime construction qui domine l’ensemble, la bibliothèque avec ses vieux livres de prières jalousement gardés par une multitude de statues de Bouddha.
Une omelette et un paquet de biscuit plus tard c’est au tour du site d’Hémis, caché à l’entrée d’une vallée étroite surmontée de falaises à la roche brune, de faire l’objet d’une visite.
Pour quelques kilomètres, la route qui longe la rive gauche de l’Indus en franchissant des gués trop profonds me fait un peu oublier les camions fumants qui circulent sur la route principale.
Il ne me reste qu’une petite journĂ©e pour me balader dans Leh. La ville dominĂ©e par le palais et le Shanti Stupa se rĂ©vèle très (trop ?) touristique.
Lundi soir. Alors qu’entre deux coupures d’électricité je suis en train de vous écrire et que le soleil descend doucement derrière les montagnes, le pick-up attendu arrive. Chargement de la moto qui cette fois est soigneusement et solidement sanglée. Un dernier repas avec mes compagnons de route français et indiens et il faut se préparer psychologiquement à deux journées très difficiles.
2h30. La sonnerie du rĂ©veil. Plus vraiment l’habitude de cet outil… Je charge mes affaires dans la voiture et rĂ©veille le chauffeur qui a dormi (un peu) allongĂ© sur les sièges. Pas terrible comme repos alors que nous allons avaler les trois Ă©tapes faites Ă  moto depuis Manali en une seule journĂ©e. Et elle va ĂŞtre longue cette journĂ©e ! Si la circulation de nuit s’avère fluide, dĂ©s que le jour va se lever, c’est un calvaire qui va l’accompagner. Les camions ont repris la route et mon chauffeur, nĂ©palais d’origine, conduit sans aucun problème Ă  la mode indienne. Inutile de vous prĂ©ciser que mon pied droit va Ă©craser le plancher Ă  longueur de journĂ©e faute de pĂ©dale de frein. Le soleil qui arrose de sa lumière les montagnes en se glissant sous la couche de nuages, les belles pistes, le troupeau de mouflons qui traverse, rien n’arrive Ă  me distraire et Ă  dĂ©tourner mes yeux de la route et des autres vĂ©hicules.
Il faut aussi constamment surveiller la moto et je profite des rares arrĂŞts pour resserrer les sangles. La cargaison n’intĂ©resse absolument pas le chauffeur. Seule la perspective d’arriver chez lui ce soir le prĂ©occupe. Et il s’en donne les moyens d’y ĂŞtre ce soir ! Pas plus que les vĂ©hicules venant en face, l’état de la route ou de la piste ne le gĂŞne. C’est Ă  fond de partout ! La descente du dernier col vers la ville n’en fini pas. De la boue, des pierres, voire des rochers, presque des rivières qui s’écoulent emportant ce qui pourrait faire office de chaussĂ©e. La nuit est tombĂ©e depuis longtemps quand nous arrivons, complètement Ă©puisĂ©s dans le centre de Manali envahit de touristes.
Rendez-vous est pris demain en dĂ©but d’après-midi pour la deuxième partie du trajet. Cela me laisse juste une nuit pour rĂ©cupĂ©rer et une matinĂ©e Ă  passer sur Internet pour tenter de trouver un transitaire Ă  Delhi qui puisse expĂ©dier la moto. Quand nous quittons la ville, j’ai enfin une adresse oĂą aller en arrivant. Le personnel de l’ambassade de France Ă  Delhi m’a communiquĂ© les coordonnĂ©es d’une entreprise française spĂ©cialisĂ©e dans le transport aĂ©rien et qui, après contact, me confirme qu’elle peut effectivement s’occuper de l’envoi de la moto. Gros soulagement ! Je me voyais mal arriver le lendemain dans cette mĂ©galopole sans but prĂ©cis.
Si la veille, la route n’a pas Ă©tĂ© facile, cette fois, cela prend des allures de cauchemar. Avant que je ne me fâche pour de bon, comme tout « chauffeur Â» indien, le type qui a, entre autre, ma vie entre ses mains, double tout ce qui se prĂ©sente devant lui sans attendre que la voie d’en face soit dĂ©gagĂ©e ou que la visibilitĂ© soit correcte. Son avant bras repose en permanence sur la commande du klaxon situĂ©e au milieu du volant (bien pratique pour lui) et justifie qu’il ne touche jamais les freins, les autres Ă©tant prĂ©venus de sa manĹ“uvre. Comme ils font tous pareil, vous pouvez imaginer les frayeurs que j’endure. MĂŞme les accidents qui jalonnent la route ne donnent pas matière Ă  rĂ©flĂ©chir aux survivants (temporaires). La mort les laisse froids ou « de marbre Â» (Ă  vous de choisir).
Tout comme cet homme, par exemple, en train d’agoniser, Ă©talĂ© au bord de la route, la moitiĂ© des jambes sur la chaussĂ©e au risque extrĂŞme de se faire broyer par un camion fou (et il y en a !), et cela, dans l’indiffĂ©rence la plus totale.
Crispé dessus lors de dépassements on ne peu plus risqués, c’est un bon coup de colère qui va calmer les ardeurs de celui qui fait office de chauffeur. Arriver à Delhi, oui, mais vivant de préférence. Nous n’en sommes pas à une heure prés…sur la barre de maintien du tableau de bord, et après avoir vu d’un peu trop près deux camions qui nous fonçaient
Le fait d’être à l’intérieur d’une voiture et à l’abri d’un pare brise a quand même quelque chose de positif par rapport à la moto.
Qui a dit qu’on est au moins Ă  l’abri de la pluie ? Pour une fois qu’il ne pleut pas…
Non, derrière le pare brise je ne reçois plus les crachats des passagers des autocars que je double oĂą que je suis. Marre d’avoir Ă  nettoyer rĂ©gulièrement la bulle de la moto et l’écran de mon casque… Mon « chauffeur Â» ne se prive pas de cette pratique qui ressemble Ă  un sport national, mais par chance, il se tourne du bon cĂ´té…
La nuit sera longue encore. Nous avons quittĂ© les contreforts de l’Himalaya et sommes maintenant dans cette vaste plaine du Nord de l’Inde. Nous y avons retrouvĂ© une chaleur intense et beaucoup de travaux sur la route. En plus de la circulation dĂ©lirante, il faut chercher sa voie car aucune signalisation n’indique les dĂ©viations. Cela nous vaut quelques arrĂŞts dans des culs de sacs, crĂ©ant au moins de bonnes occasions de souffler un peu.
Il est 6h30 du matin quand le moteur de la voiture s’éteint enfin. Vivant ! Une chance, voire un miracle. Nous sommes devant le bâtiment du transitaire et la tension se relâche enfin. On peut enfin somnoler un peu avant que les premiers employĂ©s n’arrivent.
Après le dĂ©chargement de la moto, et pour enchaĂ®ner après cette nuit blanche, d’autres aventures sont au rendez-vous. Les formalitĂ©s d’usage chez le transitaire expĂ©diĂ©es, je me retrouve Ă  l’arrière d’une moto, en short et tee-shirt dans une des villes les plus dangereuses du monde, et avec le mĂŞme genre de pilote que pendant les deux jours prĂ©cĂ©dents. Inconsciente ou obligation ? Il y a des moments, oĂą la situation n’est plus maĂ®trisĂ©e. Direction l’aĂ©roport (heureusement tout proche) et l’immeuble des douanes. Il va falloir une demi-journĂ©e pour remplir les formalitĂ©s douanières. Heureusement que le carnet de passage en douane facilite les procĂ©dures… On me demande mĂŞme de rĂ©diger une lettre de demande d’autorisation de rĂ©exporter la moto ( !!!???)… Ahurissant ! Il n’y a qu’à voir les bureaux remplis de montagnes de dossiers poussiĂ©reux pour avoir une idĂ©e de la bureaucratie indienne (ce n’est pas pour rien que je prĂ©fĂ©rai re-parcourir la route vers Kathmandou!). Il ne reste ensuite qu’à passer voir la compagnie aĂ©rienne qui va assurer le transport de la moto avant de s’attaquer Ă  un morceau d’anthologie de cet Ă©pisode indien : La fabrication de la caisse qui va recevoir la moto.
Un « menuisier Â» a Ă©tĂ© recrutĂ© dans la rue avec six autres personnes pour le seconder dans sa tâche. Des intouchables. La caste la plus basse dans ce système fĂ©odal propre Ă  l’Inde. Pendant un jour et demi, pieds nus et sans outillage digne de ce nom, ils vont dĂ©manteler une vieille caisse qui croupissait dehors depuis des annĂ©es pour en tirer la matière première nĂ©cessaire Ă  la confection d’une nouvelle caisse. Encore une fois, il va falloir surveiller les travaux de très prĂ©s. MatĂ©riaux trop lourds (je ne veux pas payer du transport de bois inutile), incapacitĂ© Ă  fixer correctement la moto sur sa palette, caisse trop grande qu’il faudra recouper, et bien sĂ»r, pour finir, nous sommes hors temps pour passer la moto Ă  la douane et la livrer Ă  l’aĂ©roport avant le week-end.
Toutes les formalitĂ©s exigeant ma prĂ©sence Ă©tant remplies, je dĂ©cide de rentrer en France au plus vite. En France ? Ben oui… J’aurai prĂ©fĂ©rĂ© suivre le plan « A Â» qui prĂ©voyait l’Afrique du Sud comme destination, mais une arrivĂ©e Ă  l’aĂ©roport avec la moto en panne ne m’enchantait pas vraiment. MalgrĂ© le coup dur au budget que cela induit, je choisis donc d’aller rĂ©parer la moto Ă  la maison, avec tout le confort et la facilitĂ© que cela reprĂ©sente. Nous allons aussi en profiter pour remettre tout le matĂ©riel en Ă©tat et faire une petite rĂ©vision de nos personnes par la mĂŞme occasion.
Nous avons rendez-vous avec l’Afrique, et nous ne comptons pas nous faire attendre. AussitĂ´t la moto rĂ©parĂ©e, le voyage continuera !
A très bientĂ´t donc, d’un nouveau continent !
 
Chris et Alain
www.motards-nomades.com

     
 
  

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