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Edition 2010-02-04 17:53:49
2h15 avant J.C.

Le temps aux douaniers de faire le mĂ©nage sur leurs bureaux encombrĂ©s, de dĂ©marrer les ordinateurs, de trouver les tampons, de boire un cafĂ© et nous pouvons accomplir les formalitĂ©s qui nous permettent d’entrer en Ethiopie. En entrant dans ce pays, nous retrouvons enfin le goudron. Après cette traversĂ©e du Kenya on ne peut plus chaotique, on l’apprĂ©cie plus que jamais mĂŞme s’il n’est pas toujours d’une grande qualitĂ©. Autour de nous, le sol rouge est hĂ©rissĂ© de grandes termitières qui s’entremĂŞlent avec des habitations plus ou moins sommaires. Il n’y a pas beaucoup de circulation. Nous sommes mĂŞme seuls depuis quelques kilomètres. Pourtant le GPS nous confirme que nous sommes bien sur la route principale. Comment pourrait-il en ĂŞtre autrement ? Il n’y a pas d’autre route… Nous nous faisons cette rĂ©flexion alors que nous entrons dans une belle forĂŞt d’eucalyptus. Et tout Ă  coup, comme si nous l’avions pressenti, nous nous trouvons devant un barrage composĂ© de branches et de bouts de bois. Nous stoppons en gardant une bonne distance avec l’obstacle et analysons très rapidement la situation. Ce n’est pas une dĂ©viation, ce n’est pas un arbre tombĂ© sur la route, ce ne peut ĂŞtre qu’une embuscade. Par chance, il y a juste assez de place Ă  gauche pour passer avec la moto. Sans plus rĂ©flĂ©chir, gaz et nous fonçons. Il se peut fort que nous l’ayons Ă©chappĂ© belle ! En voiture l’histoire peut s’avĂ©rer très diffĂ©rente. Vous sortez du vĂ©hicule pour dĂ©placer les branches et vous vous trouvez avec un pistolet mitrailleur pointĂ© sur la bedaine… Bienvenue en Ethiopie ! On nous avait prĂ©venu Ă  plusieurs reprises que les gens n’étaient pas particulièrement hospitaliers dans ce pays, mais quand mĂŞme…
A mi-journĂ©e, nous avons dĂ©jĂ  atteint le village oĂą nous avons prĂ©vu de faire Ă©tape (ça a du bon le goudron !). Trop tĂ´t pour s’arrĂŞter. On roule bien, la prochaine ville est Ă  « seulement Â» 250 kilomètres. Autant y aller ! C’est ce que nous faisons un repas plus tard. Ce que nous n’avions pas prĂ©vu du tout, c’est que les conditions de circulation puissent changer aussi vite. L’Ethiopie est un pays d’altitude couvert de collines. La route serpente Ă  travers ce relief jusqu’à se transformer en une sorte de toboggan bordĂ© de forĂŞt tropicale et de villages qui se touchent tous sur plus de cent cinquante kilomètres. Et lĂ , on dirait que toute la population du pays est concentrĂ©e ici. Il faut rappeler qu’ils sont plus de 80 millions les Ă©thiopiens… La route est envahie de monde et d’animaux domestiques livrĂ©s Ă  eux mĂŞme. Des conditions de conduite vraiment difficiles oĂą il faut essayer d’anticiper les mouvements de centaines de personnes, animaux, vĂ©hicules, brouettes, charrettes Ă  la fois, et ce, Ă  chaque instant. Il ne faut pas plus de quelques dizaines de kilomètres pour ĂŞtre Ă©puisĂ©. On se rend alors compte qu’à ce rythme on n’arrivera jamais assez tĂ´t Ă  la prochaine ville susceptible de nous fournir un logement. Les chauffeurs d’autocars et autres camions ne s’embarrassent pas de prudence quelconque lors de la traversĂ©e des villages. C’est « Ă  fond les manettes Â» et main sur le klaxon. Les piĂ©tons n’ont qu’à s’enlever du milieu s’ils veulent survivre. Pour avancer, il nous suffit de nous coller Ă  l’arrière de l’un d’eux et de ne plus couper les gaz. Pas Ă©vident au dĂ©but quand on imagine les consĂ©quences que cela pourrait avoir, mais en voyant les kilomètres dĂ©filer un peu plus vite, on finit par valider la mĂ©thode. Cela ne nous empĂŞchera pas encore une fois d’enfreindre une règle pratiquement vitale : Ne jamais rouler de nuit. Afin d’éviter de percuter les charrettes tirĂ©es par les ânes, le type qui mou son grain sur la chaussĂ©e Ă  l’aide d’une meule en pierre, les vĂ©hicules sans Ă©clairages, nous continuons de suivre un vĂ©hicule avec un bon Ă©clairage (rare) et qui roule Ă  bonne allure. Il nous ouvre la route. Comme cela, nous limitons les risques et arrivons finalement Ă  une heure raisonnable Ă  destination. L’opĂ©ration nous a fait gagner une journĂ©e. Pas que nous soyons pressĂ©s, mais il est vrai, que pour la première fois en Afrique, nous ne nous sentons pas vraiment bien. Les prĂ©dictions des gens ayant traversĂ© le pays avant nous se vĂ©rifient. Enfants qui nous jettent des pierres, bâtons qui se lèvent Ă  notre passage, interpellations continues, absence de dialogue avec les gens Ă  l’occasion des pauses, bergers faisant traverser la route Ă  leur troupeau Ă  l’approche de la moto… Tout cela crĂ©e un climat assez malsain qui n’incite guère Ă  faire du tourisme. Aussi, nous roulons. Les arrĂŞts photos sont très rares. Dommage, car bien souvent nous traversons des paysages magnifiques. Nous arrivons du coup, très vite Ă  Addis Ababa, la capitale. Nous n’exagèrerons que très peu si nous vous disons : « Pas grand-chose Ă  voir… Â».
La ville n’a aucun charme et semble constituĂ©e de quelques immeubles Ă©mergeant des bidonvilles. Les rares bâtiments dignes d’intĂ©rĂŞt sont inaccessibles et seul le musĂ©e national retiendra notre attention dans un premier temps. Pas que ce musĂ©e soit exceptionnel. Bien loin de là… Mais il abrite notre ancĂŞtre Ă  tous : Lucy. Et encore, pas vraiment ; juste une copie des os retrouvĂ©s fossilisĂ©s et la reconstitution en rĂ©sine de son squelette complet. Pas de quoi tomber Ă  la renverse… Bon, vous avez le bonjour de Lucy, votre grand-grand-grand…mère !
La balade dans la ville va prendre un peu plus de saveur alors que nous passons auprès de la vieille gare désaffectée. Nous y rencontrons un cheminot qui pendant une paire d’heure va nous raconter l’histoire de la compagnie des chemins de fer franco-éthiopiens qui reliait Addis Ababa à Djibouti. Histoire passionnante et en français en plus. Tous les employés devaient parler le français parfaitement. Le règlement, l’administration, tout était écrit dans cette langue.
Tout au long de notre route nous avons accumulĂ© une somme d’informations au sujet de l’Ethiopie qui nous permettent de prendre une dĂ©cision : Notre sĂ©jour dans ce pays sera des plus brefs. L’ambiance qui y règne alliĂ© au très mauvais Ă©tat des routes qui permettent de se rendre dans les lieux d’intĂ©rĂŞt ne nous incitent pas Ă  prolonger plus notre sĂ©jour. Nous ne voulons pas casser la moto et nous ne voulons pas avoir de problème avec les gens. Sans parler du risque accru d’accident.
Cap au Nord Ouest pour rejoindre au plus vite le Soudan que nous espérons atteindre d’ici trois jours.
La route va nous faire passer à plus de trois mille cent mètres d’altitude avant de nous faire balader sur de hauts plateaux ondulés où se déroulent les moissons.
Officiellement, en Ethiopie, nous sommes en 2002 (calendrier orthodoxe qui compte 13 mois Ă  peu prĂ©s. 13 mois de soleil par an qu’ils disent. C’est peut-ĂŞtre vrai, il ne pleut plus depuis quelques jours !). Officiellement, donc, en 2002. Mais nous nous trouvons plongĂ©s au moins deux mille ans plus tĂ´t. Un rĂ©alisateur de film dont l’action se dĂ©roulerait il y a deux millĂ©naires aurait ici des figurants en costumes d’époque Ă  moindre frais. Sans parler des dĂ©cors et des traditions… Les gerbes de blĂ© sont foulĂ©es aux pieds ou par des bĹ“ufs, les grains sont ventilĂ©s en les faisant tomber au vent, la rĂ©colte est transportĂ©e sur la tĂŞte ou Ă  dos d’âne pour les plus riches. Il y aurait tellement de photos Ă  faire si nous pouvions nous arrĂŞter sans risquer de crĂ©er un incident Ă  chaque fois…
Tout à coup, c’est comme si le paysage s’effondrait. Une cassure énorme semble découper l’écorce terrestre. Nous sommes devant la vallée du Nil Bleu. Un canyon, un vide qui impressionne et que la route va nous faire traverser. Il y a par moment, comme des instants magiques tellement c’est beau.
Cette fois aussi, nous arrivons à l’étape prévue en début d’après-midi. Bien trop tôt pour s’arrêter, d’autant que rien n’est vraiment prévu ici pour héberger qui que ce soit…
Et d’oĂą vient donc cette huile sur le moteur ? Non ! Le bouchon de remplissage d’huile rĂ©parĂ© en Afrique du Sud s’est remit Ă  fuir…
Il faut encore prendre une dĂ©cision sans savoir ce qui nous attend. N’est ce pas cela l’aventure ? Nous ajoutons encore 270 kilomètres Ă  notre journĂ©e. Et bien sĂ»r, après la sortie du village, la route se dĂ©grade jusqu’à se transformer en piste Ă  plusieurs reprises. Impossible d’arriver Ă  destination dans ces conditions. Après 70 kilomètres de ce traitement, une petite ville apparait. Nous y recherchons une chambre d’hĂ´tel. Rien que du sordide… Guère le choix que de continuer. Et lĂ , comme un miracle, la route est toute neuve. Ouf ! En remettant en pratique la mĂ©thode de l’autre jour, nous arrivons Ă  destination juste après la tombĂ©e de la nuit. On s’en sort bien ! Nous sommes au bord du lac Tana, l’un des nombreux lacs de la Rift Valley (il y avait longtemps !).
Avant de charger la moto ce matin, le premier travail consiste Ă  essayer de rĂ©parer Ă  nouveau cette fuite d’huile rĂ©calcitrante. Cette fois, nous ne pouvons pas compter sur l’intervention d’un concessionnaire quelquonque. Il faut faire travailler les neurones restants. Le problème consiste Ă  redonner un peu d’épaisseur Ă  un joint torique afin qu’il puisse contrer la pression de l’huile quand le moteur fonctionne. Il faudrait trouver une matière Ă©lastique, qui rĂ©siste Ă  la chaleur et dont la forme serait cylindrique pour s’adapter parfaitement au bouchon de remplissage d’huile. IdĂ©e lumineuse : Un prĂ©servatif ! Le plus difficile sera de trouver l’outil en question. Mais çà marche ! Nous pouvons reprendre la route aussitĂ´t. Un itinĂ©raire qui Ă  travers de magnifiques paysages d’oĂą Ă©mergent des pics rocheux que contourne la route va nous conduire Ă  la petite ville de Gonder. Construite autour d’un château « fĂ©odal Â» du dĂ©but du 20ème siècle (cherchez l’erreur), la ville se prĂ©pare Ă  recevoir dans une paire de jours les festivitĂ©s du Timkat. Grand nettoyage annuel auquel tout le monde semble participer !
En ce qui nous concerne, nous nous contenterons de ce spectacle. Tous les hôtels étant complets, impossible de se loger ici. Et puis décidément, l’ambiance ne nous incite pas à nous attarder dans ce pays.
Et pourtant, si vous voyiez le nombre de drapeaux europĂ©ens dicĂ©minĂ©s Ă  travers le pays et qui sont autant de tĂ©moins de l’aide financière apportĂ©e ici, vous seriez bien en droit, tout comme nous, de vous demander Ă  quoi cela sert, et pourquoi une telle rancune ?
MalgrĂ© la fĂŞte qui se prĂ©pare Ă  Gonder, impossible ce matin, au moment de notre dĂ©part, de trouver la moindre goĂ»te de super. Ennuyeux alors que nous n’avons plus que la moitiĂ© du rĂ©servoir avant de nous lancer dans une Ă©tape oĂą nous savons d’avance que nous n’allons pas traverser de grosses agglomĂ©rations. Pas le choix ! On roule. Les kilomètres dĂ©filent, la jauge est de plus en plus pessimiste. Nous traversons encore de grandes zones de travaux. L’altimètre lui aussi est en chute libre. Nous descendons des montagnes en nous rapprochant de la frontière du Soudan. Et alors que l’inquiĂ©tude commence Ă  nous gagner, nous croisons un « touk-touk Â». Puis un second, puis une moto. Ils doivent bien avoir du carburant pour rouler !? A l’entrĂ©e du village, effectivement, une station rudimentaire. Mais il y a de l’essence ! Ouf ! Encore une fois, sauvĂ©s ! Il faut siphonner le carburant dans un fĂ»t de 200 litres, mais nous pouvons rejoindre la frontière et la première ville du Soudan.
Bureau de police dans une case cĂ´tĂ© Ethiopie, et policier trop pressĂ© cĂ´tĂ© Soudan. Trop pressĂ© Ă  tel point de ne pas nous faire toutes les formalitĂ©s. « Vous irez au bureau Ă  Khartoum Â» nous dit-il sans imaginer un seul instant les consĂ©quences de sa dĂ©cision. Comme très souvent, change d’argent au marchĂ© noir et nous entamons notre traversĂ©e de ce nouveau pays. Pendant quelques kilomètres la route est bordĂ©e de postes militaires avec des fusils mitrailleurs en batterie. C’est Ă©trange comme dans ce voyage nous pouvons voir et ressentir Ă  quel point, d’un pays Ă  l’autre les gens peuvent se dĂ©tester… Et pourtant, vu d’Europe, l’Afrique pourrait ĂŞtre peuplĂ©e … d’africains…
Notre permis de conduire international ne nous avait jamais été demandé avant notre visite à Zanzibar où chaque policier se faisait un devoir de le vérifier. Ici, au Soudan, il y a de très nombreux contrôles de police sur les routes. Et cette fois, ce sont nos passeports qui sont l’objet de ces contrôles. Il est amusant, avant que cela ne devienne crispant tellement c’est répétitif, de les voir faire semblant d’effectuer un contrôle sérieux. La plupart ne savent pas lire. Il n’y a qu’à voir dans quel sens ils tiennent les documents pour s’en rendre compte, où se retenir de rigoler quand l’un d’eux nous dit que tout est en ordre après avoir soigneusement détaillé le visa du… Laos…
De plus de 2500 mètres en Ethiopie, nous nous retrouvons à quelques centaines de mètres d’altitude ici. Le paysage avec ce changement est devenu désertique et nous roulons à nouveau dans la chaleur.
Etape à Khartoum. Ville sans aucun intérêt non plus, si ce n’est d’y obtenir les visas pour l’Egypte et le fameux enregistrement que le policier à la frontière n’a pas voulu prendre le temps de faire. Si la première formalité ne va être, justement, qu’une formalité, obtenir le fameux timbre manquant sur notre passeport va être une véritable épopée. Il nous a fallu trouver le bon bureau au milieu de centaines répartis dans la ville immense avant d’affronter un fonctionnaire obtus ne délivrant les informations pour constituer le dossier qu’au compte goûte. Nous allons y perdre une grosse journée alors que cela se faisait à la frontière en quelques minutes…
Nous oublions ces désagréments quand, quelques centaines de kilomètres plus au Nord, nous nous trouvons devant les tombes pyramidales du site de Méroé.
Une nuĂ©e de petites pyramides qui s’élèvent des dunes de sable ocre et que le soleil qui dĂ©cline Ă©claire de sa plus belle lumière. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, ce soir, nous renouons avec le bivouac. Planter la tente dans le sable du dĂ©sert et au calme, quel contraste avec ce qu’ils appellent le camping de Khartoum !
Nous allons traverser le Nord du pays grâce aux routes toutes neuves que sont en train de finir de construire les chinois (faudra en profiter vite, elles ne sont pas finies, qu’elles se dégradent déjà) alors qu’il n’y avait ici, que des pistes au sable profond que nous n’aurions pas pu franchir.
Le désert défile, au gré de la route coincée entre la verdoyante vallée du Nil et les étendues de sable ou de rocaille brulée par le soleil, pour aboutir à Wadi Halfa, village perdu au fin fond du pays et fin du beau ruban noir au bord du lac Nasser.
Nous pourrions prendre ici un bac pour traverser le fleuve et rejoindre sur la berge opposée la route qui mène à Abu Simbel en Egypte, mais nous sommes victimes ici de la plus grosse arnaque légale de cette région de l’Afrique.
Cette route est interdite Ă  la circulation. Par sĂ©curitĂ© disent les Ă©gyptiens. Mais quand on sait qu’il y a un port Ă  Assouan, et qu’une entreprise fait naviguer une Ă©pave sur les eaux du Nil, on comprend vite que ce sont deux « affaires Â» Ă  entretenir. Et, pas de problème, ils y arrivent très bien !
Un « bateau Â» passagers par semaine (il faut viser juste pour ne pas perdre trop de temps et ne pas dĂ©passer la validitĂ© du visa soudanais), et les vĂ©hicules voyagent sĂ©parĂ©ment sur des barges qui ne mettent pas le mĂŞme temps pour arriver.
Et pour arranger les choses, une salade inextricable de formalités (la plupart du temps en arabe) à remplir au point que des gens se sont spécialisés dans l’aide (lucrative) aux voyageurs. Et pour la première fois, comme tout le monde, nous faisons appel à l’un d’eux. Du coup, nous n’avons plus qu’à attendre que les choses se fassent en bivouaquant à proximité de la ville avec un couple de sud africains qui voyagent en 4X4 et apportent par la même occasion, un certain confort à notre bivouac. La journée, se joint à nous Alexis, un russe rencontré à Nairobi et qui préfère rester à l’hôtel en ville pour y fumer la chicha. L’attente se passe ainsi entre discutions, repas, parties de pétanque dans le désert et quelques papiers à signer.
Le programme va ĂŞtre le suivant : Mercredi, vers midi, nous embarquons nous mĂŞme nos vĂ©hicules sur la barge. Toutes les formalitĂ©s effectuĂ©es, nous embarquons Ă  notre tour sur le plus infâme bateau qui puisse naviguer sous ces latitudes.
ArrivĂ©e prĂ©vue Ă  Assouan jeudi matin pour nous, et vendredi pour les vĂ©hicules qui seront rĂ©cupĂ©rĂ©s le samedi matin avant d’entamer des formalitĂ©s Ă©gyptiennes au combien plus complexes !
Mais rappelez-vous ! Nous sommes en Afrique ! Et en Afrique, entre ce qui est prĂ©vu et ce qui est effectivement, il peut y avoir un monde.
Et nous sommes mercredi. C’est au moment d’aller au port pour y embarquer la moto que nous apprenons qu’il n’y a pas de barge… Le bateau, quant à lui, va bien partir aujourd’hui.
Nous voilà obligés d’abandonner nos véhicules (une voiture et deux motos) sur un terrain vague, soit disant propriété des douanes et sécurisé.
SĂ©curisĂ© par quoi ? On ne le sait pas, mais certainement pas par les quelques bouts de clĂ´ture qui essaient de cerner l’endroit.
C’est avec la plus grande inquiétude que nous embarquons pour une hideuse croisière sur le Nil dont on se serait bien passé.
Quand reverrons nous la moto, et dans quel Ă©tat ?
 
Chris et Alain
www.motards-nomades.com
 
   



 
 
 
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