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Edition 2010-02-20 20:08:40
Aswan 17

 
Notre petite Ă©quipe a donc embarquĂ© ce mercredi après midi sur le rafiot qui sillonne hebdomadairement le lac Nasser entre Soudan et Egypte, en laissant les vĂ©hicules sur le sol soudanais, sans aucune garantie qu’ils soient surveillĂ©s sĂ©rieusement, qu’ils soient embarquĂ©s dans de bonnes conditions et dans les temps sur une barge. CĂ  fait beaucoup ! InquiĂ©tude lĂ©gitime pour tous.
Nous sommes accompagnĂ©s de Marina et John, des sud africains voyageant en voiture entre Johannesburg et le Portugal et d’Alexis, motard russe de St Petersburg qui fini un voyage autour de l’Afrique. Le reste des passagers est constituĂ© de soudanais ou Ă©gyptiens. La cohĂ©sion de notre groupe, pourtant improvisĂ©, va aider Ă  supporter les très mauvaises conditions de ce voyage. La crasse et le mĂ©pris des membres de l’équipage vis-Ă -vis des passagers ne sont pas les premières qualitĂ©s que nous serions en droit d’attendre. Mais y a-t’il des qualitĂ©s ?
Après 17 heures de navigation entre Wadi Halfa et le port d’Assouan en compagnie de nombreuses familles de cancrelats, il nous faut attendre 5 heures supplĂ©mentaires avant de pouvoir dĂ©barquer de cette poubelle flottante… Welcome en Egypte !
Les passagers se ruent vers le contrôle de sortie en se bousculant comme des bêtes… Nous allons vite comprendre pourquoi. Il vaut mieux être en début de file car il va falloir attendre encore une heure sous le soleil avant d’être contrôlés et pouvoir enfin accéder officiellement en Egypte.
Un chauffeur de taxi nous attend. Il doit nous conduire Ă  nos hĂ´tels avant de nous aider, samedi, si tout va bien, Ă  effectuer les formalitĂ©s pour rĂ©cupĂ©rer les vĂ©hicules. Comme au Soudan, nous avons besoin d’assistance pour rĂ©gler les formalitĂ©s. Tout est en langue arabe, aussi bien les panneaux censĂ©s signaler les administrations, que les diffĂ©rents formulaires Ă  remplir. De plus, la ville est distante du port d’une bonne quinzaine de kilomètres et les mĂŞmes formalitĂ©s imposent de se dĂ©placer Ă  plusieurs reprises entre les deux. Pas terrible le cotĂ© « pratique Â»â€¦
Nous avons donc un jour d’attente à combler avant l’arrivée théorique de la barge. Nous sommes bien passé hier soir devant le fameux temple d’Abu Simbel, mais au moment où les lampes qui l’illuminent s’éteignent. La décision est vite prise de mettre à profit cette journée en louant, ensemble, un mini bus pour se rendre au temple par la route.
Nous n’avons presque pas dormi la nuit dernière et il va falloir se lever à 2h30 la nuit prochaine. En effet, les autocars et autres minibus transportant des touristes étrangers sur cet itinéraire sont tenus de rouler en convoi à des horaires très précis sans être forcément pratiques. Mais cette histoire, ne laisse aux passagers que deux petites heures sur le site.
C’est comme cela et c’est Ă  prendre ou Ă  laisser. Le temps de repasser deux fois le tropique du Cancer (après l’avoir franchit lors de notre mĂ©morable « croisière Â» sur le lac), d’avaler 560 kilomètres et de visiter le temple au pas de course, ce sera notre journĂ©e.
C’est le genre de moment que nous attendons depuis très longtemps, Abu Simbel est grandiose, mais nous n’avons pas mĂŞme le temps d’apprĂ©cier quoique ce soit, engluĂ©s au milieu d’une marĂ©e humaine qui comme nous n’à que quelques dizaines de minutes pour apprĂ©cier la beautĂ© des dĂ©corations intĂ©rieures de ce temple multimillĂ©naire, qui de plus a Ă©tĂ© dĂ©placĂ© au dĂ©but des annĂ©es 60 lors de la mise en eau du lac Nasser. Frustrante la visite !
Pendant ce temps, nous ne pouvons nous empĂŞcher de penser aux vĂ©hicules. OĂą sont-ils, est ce que tout se passe bien ?
Une barge passe sur le lac, face au temple. Nous faisons une photo, juste pour se rappeler Ă  quoi peut ressembler la barge qui peut transporter nos vĂ©hicules. Ce n’est qu’un peu plus tard, en triant les photos, que nous allons nous apercevoir que par la plus grande des chances, nous avons pris une photo de La barge qui transportait la voiture et les motos. 
Une longue journĂ©e commence. Les formalitĂ©s vont se succĂ©der Ă  un rythme africain tout comme les allers retours entre le port et la ville. Eprouvant ! Heureusement, en fin de matinĂ©e, nous faisons une pose pour… aller dĂ©barquer les vĂ©hicules. Pas de casse, tout est en ordre. On respire !
Si pour nous tout se passe bien, ce n’est pas le cas pour Alexis, notre collègue russe. Son carnet de passage en douane ne convient pas à l’inspecteur des douanes. Sa moto ne pourra pas quitter le port. Il va être obligé de se rendre en train au Caire pour obtenir un tampon auprès de l’automobile club égyptien. 2000 kilomètres et trois jours de perdus alors que tout est en règle…
Aswan 17. Non, ce n’est pas le nom d’un nouveau pharaon dont on viendrait tout juste de retrouver la trace, mais la nouvelle immatriculation que la moto devra porter le temps de notre séjour dans le pays.
Samedi soir. Cette dernière est enfin garée devant l’hôtel. Nous allons pouvoir découvrir l’Egypte plus sereinement.
Lavage, nettoyage du filtre Ă  air, et quelques bricoles pour que le voyage s’effectue dans les meilleures conditions mĂ©caniques. Plus que le plein de carburant Ă  faire. Et cette fois, c’est une excellente surprise : Pouvez vous imaginer le prix du litre Ă  mĂŞme pas 30 centimes d’euros ? Bon, l’indice d’octane peut descendre Ă  80 seulement (mais le prix diminue encore en consĂ©quence)… Ici, le maximum que nous ayons trouvĂ© est du 92. Pas bon pour les sièges de soupapes de la BM…
Cap au Nord et plus précisément sur Louxor.
La route suit pratiquement le Nil que l’on aperçoit de temps à autres quand les jardins hérissés de palmiers dattiers ne trouvent plus leur place le long du fleuve. Les contrôles de polices se succèdent à un rythme étonnant.
Ancienne capitale du temps de la splendeur de l’Egypte, la ville et ses environs concentrent une quantitĂ© de temples et tombes des plus rĂ©putĂ©s dont Karnak, Louxor, Hatshepsout, Queens et Kings valleys… De quoi rester quelques jours sur place sans avoir le temps de s’ennuyer. Et de plus, qu’est-ce que c’est beau ! Par contre, nous dĂ©couvrons dans le mĂŞme temps une particularitĂ© surprenante pour un pays qui est une des premières destinations touristique au monde : Le harcèlement constant des commerçants et autres. En permanence, des « felouque ?, taxi ?, calèche ?,… Â». Il y a tout intĂ©rĂŞt Ă  le prendre Ă  la rigolade si l’on veut rester zen. MĂŞme les gardiens dans les temples et les musĂ©es essayent en permanence de nous soutirer quelques livres Ă©gyptiennes. Et pourtant, au prix oĂą sont les visites, on serait en droit de visiter les monuments avec plus de quiĂ©tude… Il en est de mĂŞme des policiers de la police touristique qui nous proposent de faire des photos Ă  l’intĂ©rieur du musĂ©e (oĂą les photos sont interdites) moyennant un « bakchich Â». On ne parlera pas des commerçants qui Ă  chacun de nos passages nous poussent pratiquement Ă  l’intĂ©rieur de leurs boutiques…
Il faut faire attention à tout. Vérifier toutes les notes et la monnaie à chaque fois, ne pas avoir peur de ne pas rester dans un restaurant qui ne tient pas les promesses écrites de son menu (ce sont en général les produits les plus économiques qui manquent), et faire de même pour l’hôtel qui lors de la réservation annonce parking fermé et wifi. Quand nous sommes sur place, rien de cela… Le kilo de banane peut atteindre la somme de 20 livres égyptienne au lieu de 2 à 3.
Au plus nous roulons vers le Nord, au plus le froid se fait sentir. Il souffle un vent de face qui doit venir de Sibérie pour nous obliger à ressortir, dans un premier temps, les gants d’hiver. Les doublures des vestes ne tarderont pas à réapparaitre du sac non plus.
Au rayon des désagréments sur la route, voilà qu’après avoir franchit le Nil en direction d’Asyut, il nous faut maintenant et en permanence rouler à l’arrière d’un véhicule de police. Ces derniers se relayent à chaque ville. Certains roulent très doucement, d’autres comme des fous en nous faisant prendre des risques considérables. Et pour ce qui est de passer inaperçu, c’est loupé. Sirènes et gyrophares ne font qu’attirer plus d’attention sur nous. S’ils font cela pour nous protéger, il faudrait certainement revoir la méthode…
En fin d’après midi, à notre arrivée à Asyut, on nous mène sans nous demander notre avis devant un hôtel. Nous, nous avons prévu d’aller dormir dans le désert. Cela ne plait pas vraiment aux policiers, mais comme la route qui mène dans le désert de l’Ouest égyptien n’est pas soumise à cette règle nous imposant d’être accompagnés, ils sont bien obligés de nous laisser filer. Tout comme la commission de l’hôtelier qui leur passe sous le nez…
Et même si l’endroit n’est pas des plus exotique, ce soir nous dormons au calme au milieu de nulle part. Pas de klaxon, pas de muézin, pas de télévision qui diffuse le énième match de football dans le hall de l’hôtel avec sa débauche de décibels…
La boucle qui nous fait traverser cette partie dĂ©sertique de l’Egypte, mĂŞme si elle nous fait faire un dĂ©tour de plus de mille kilomètres, va nous permettre de dĂ©couvrir une autre Egypte complètement diffĂ©rente de celle qui longe le Nil. Des gens agrĂ©ables avec qui discuter un moment est un plaisir, des commerçants qui sont… commerçants. Et puis, une nuit dans le dĂ©sert Blanc valait bien un tel dĂ©tour. Une dĂ©pression nous a fait descendre au niveau de la mer. Le sol qui est devenu blanc est maintenant constellĂ© de formations rocheuses qui peuvent prendre l’aspect de gros champignons. Heureusement que les appareils photo numĂ©riques ont envoyĂ© au rebut les vieilles pellicules ! Dans de tels endroits, çà prĂ©serve le budget.
Encore une fois, la route nous réserve une surprise en nous faisant traverser une véritable mer de sable. Pas des dunes comme nous avons l’habitude de voir, ce serait plutôt cette fois une mer d’huile. Une étendue de sable plate et immense sur laquelle la route est posée.
Malheureusement, les paysages extraordinaires ne sont pas de mise Ă  l’approche de la capitale. Des tas de gravats sur des dizaines de kilomètres bordent les bords de la route. Peut ĂŞtre est-ce pour cacher les vastes terrains vagues couverts de dĂ©tritus et autres sacs en plastiques que le vent agite?
L’entrĂ©e dans cette mĂ©galopole est effrayante. On nous a parlĂ© d’environ vingt millions d’habitants dans la ville elle-mĂŞme, et autant dans la banlieue proche. Et il y a de nouvelles constructions sur des kilomètres et des kilomètres. OĂą cela va-t’il s’arrĂŞter ?
L’accès au seul « camping Â» de la ville nous fait contourner les pyramides de très près. Comme d’habitude, notre prioritĂ©, avant d’aller balader, est l’obtention des visas pour les prochains pays que nous allons traverser. Jordanie et Syrie. Ce seront les derniers… Nous savons que normalement l’ambassade de Syrie au Caire ne dĂ©livre des visas qu’aux ressortissants Ă©gyptiens. Il nous faut expliquer notre cas particulier et attendre une petite heure l’accord du consul avant de pouvoir remplir nos dossiers de demande. Par contre, nous rĂ©cupĂ©rons nos passeports dĂ©s le lendemain. Rapide ! Une autre bonne nouvelle arrive de l’ambassade de Jordanie : Nous pourrons obtenir nos visas gratuitement Ă  bord du bateau qui va nous mener Ă  Aqaba.
Du coup, c’est l’esprit libre que nous franchissons la porte d’entrĂ©e de « l’Egyptian Museum Â». L’intĂ©rieur de ce gros et vieux bâtiment Ă  la façade rouge recèle un vĂ©ritable trĂ©sor. Une très grande partie des dĂ©couvertes qui se sont succĂ©dĂ©es depuis des dĂ©cennies se retrouvent « entassĂ©es Â» ici. Et honnĂŞtement, cette fois, il y a bien trop Ă  voir ! Il faudrait arpenter les allĂ©es du musĂ©e pendant au moins un mois pour arriver Ă  mĂ©moriser l’essentiel. Et finalement, tout comme le contenu, le musĂ©e lui-mĂŞme peut ĂŞtre l’attraction de cette visite. L’ambiance qui règne Ă  l’intĂ©rieur nous fait replonger au dĂ©but du siècle dernier. Ouvert en 1902, sa grande coupole, son Ă©tage percĂ© de trouĂ©es qui permettent une vision des expositions du niveau infĂ©rieur, ses verrières sous le toit qui laissent passer les rayons de lumière venant Ă©clairer des objets et autres statues poussiĂ©reuses, mais surtout ses vitrines en bois, fermĂ©es par des cadenas et plombĂ©es, qui elles mĂŞmes semblent ĂŞtre devenues des « monuments historiques Â», tout contribue  Ă  ce qu’on s’attende Ă  voir Indiana Jones bondir hors d’un bureau pour traverser une salle au pas de course. Pour peu que vous arriviez Ă  faire abstraction de la foule qui vous entoure et du bruit consĂ©quent…
Le plateau de Gizeh n’est qu’à quelques kilomètres du camping. Pour nous y rendre, nous prenons la moto, laissĂ©e au repos ces derniers jours au profit des taxis. Pas de chance, le parking Ă  l’intĂ©rieur du site est interdit aux motos. Pourquoi ? Nous ne le saurons jamais. Mais laisser la moto une grande partie de la journĂ©e dans la rue et sans surveillance, non ! Nous profitons donc de ce contre temps pour rouler vers des sites situĂ©s Ă  une trentaine de kilomètres au Sud de la ville. Saqqarah et Dahshur. Manque de chance, un vent violent souffle sur le dĂ©sert en soulevant un nuage de sable qui rend les visites Ă©prouvantes. Il n’y a guère que le moment oĂą nous nous enfonçons au cĹ“ur de la pyramide Rouge qui nous procurera une petite pause.
C’est une marĂ©e humaine qui se bouscule Ă  l’entrĂ©e du site, juste en face du Sphinx. Nous allons comprendre très vite ce qui arrive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche. Et aujourd’hui, en plus, c’est le premier jour des vacances de fĂ©vrier… L’accès au plateau de Gizeh, pour les Ă©gyptiens, est gratuit ! Quelle belle occasion de venir pique-niquer au pied des pyramides… Les enfants qui escaladent les monuments sous le regard impassible des gardiens ont lĂ  un magnifique terrain de jeu. Nous nous trouvons encore une fois au milieu d’une foule Ă©norme, harcelĂ©s par les vendeurs en tous genres, Ă  marcher dans les dĂ©tritus et la poussière soulevĂ©e par les chevaux, dromadaires … et vĂ©hicules ! Qui aurait pu nous expliquer, qu’un tel patrimoine puisse ĂŞtre gĂ©rĂ© ainsi? C’est la foire, le souk, le bazar complet. Allez, laissons nous aller : C’est le « foutoir Â» complet ! En fait, n’importe quoi ! Et la ville qui semble vouloir engloutir et digĂ©rer les pyramides. Les immeubles les plus proches ne sont pas Ă  300 mètres de la cĂ©lèbre pyramide de Gizeh. Patrimoine mondial de l’humanitĂ© qu’ils disent. Encore une fois, comment, alors que les pays du monde entier contribuent aux recherches et Ă  la prĂ©servation des ces sites, comment peut on laisser faire de telles choses ??? Ces monuments ne sont- ils pas exceptionnels ? N’y a-t’il donc pas ici la dernière rescapĂ©e des 7 merveilles du monde ?
Ah que l’Egypte serait belle et agréable sans ces petits désagréments…
Nous pensions que notre voyage se « finirait Â» au pied de ces monuments en une sorte « d’apothĂ©ose Â». C’est manqué… (Pas que nous voulions nous arrĂŞter ici, mais après l’Egypte, ce ne sera plus pareil. Nous avions effectuĂ© un voyage jusqu’au Sud de la Jordanie en 2002, et du coup, nous connaissons… C’est lĂ  que va vraiment commencer la route du retour.).
Nous quittons donc le Caire sans aucun regret et sans nous retourner. Il y a un dernier site que nous voulons visiter avant de quitter l’Egypte: Le monastère Sainte Catherine dans le SinaĂŻ, au pied du mont du mĂŞme nom. Pour y arriver, nous franchissons le canal de Suez par un tunnel… Impossible de voir quoi que ce soit. OĂą la route longe le canal, de grandes butes de terre hĂ©rissĂ©es de guĂ©rites oĂą sont postĂ©s des militaires armĂ©s nous en cachent la vue. Il est bien loin le canal de Panama avec les visites des Ă©clusent… Pas la mĂŞme rĂ©gion, pas la mĂŞme ambiance… VoilĂ  la mer Rouge oĂą tout est … gris. Toujours un vent de sable qui ternit le paysage. Et puis, honnĂŞtement, la cĂ´te de ce cĂ´tĂ© occidental du SinaĂŻ n’est pas franchement belle. Tout a Ă©tĂ© tournĂ© et retournĂ©. Des lignes haute tensions bordent la route et la cĂ´te. D’immenses complexes touristiques inachevĂ©s bĂ©tonnent ce qui pourrait ĂŞtre beau.  Sur l’eau, ce n’est pas mieux. Après les nombreux bateaux en rade dans l’attente du passage du canal, ce sont les plateformes pĂ©trolières qui prennent le relais. C’est avec joie que nous bifurquons vers le cĹ“ur du dĂ©sert. La route va se glisser entre des montagnes de roche rouge marbrĂ© de diffĂ©rentes teintes. Hormis quelques oasis, c’est dans un dĂ©sert minĂ©ral que nous plongeons pour arriver au monastère Ă  la tombĂ©e de la nuit après une multitude de contrĂ´les de police oĂą les mĂŞmes questions reviennent toujours. Un havre de paix et de calme après la folie du Caire. Nous allons nous reposer un peu ici avant de nous diriger vers la cote orientale de la pĂ©ninsule pour y embarquer sur un bateau qui doit nous conduire Ă  Aqaba en Jordanie, de l’autre cotĂ© de ce petit bout de mer Rouge.
La moto, qui a finalement effectué une traversée de l’Afrique presque sans problème est elle aussi au repos pour la journée. C’est à pied que s’effectue l’ascension du mont Sinaï. Une fois arrivé, après deux heures de marche facile, le panorama qui s’ouvre à 360° sur les rochers du Sinaï est exceptionnel.
Quelques dizaines de kilomètres à travers le désert du Sinaï et nous voilà à Nuweiba, sur le rivage de la mer Rouge. En arrivant ici, nous finissons notre traversée du continent africain et comme nous le disions, c’est un peu la fin du voyage…
Un dernier bain au milieu du corail et des poissons multicolores et c’est en Asie Ă  nouveau que notre route va se poursuivre après une traversĂ©e Ă  bord du « Shehrazade Â» après seulement une heure de formalitĂ©s pour sortir du pays.
 
Chris et Alain
 
 
Désolé d’avoir à rajouter les précisions ci-dessous, mais nous avons appris il y a quelques temps que nos textes étaient utilisés à des fins lucratives et à notre insu.
 
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