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Contenu de la lettre d'information
Edition 2009-07-29 02:10:27
hello !

Hello, comme on dit ici !
Eh oui, depuis notre dernier message, nous avons fait un peu de chemin. Nous voilà à New- York.
Mais avant d’y arriver, nous avons fait quelques détours. Nous étions donc à Tadoussac, au nord est de Québec, et la neige était encore bien trop présente pour envisager quoi que ce soit. Les hôtels fermés pour la plupart, et ne parlons même pas des campings ! Quand aux baleines que nous espérions apercevoir dans cette région, eh bien elles sont encore plus frileuses que deux motards provençaux, et aux dires des gens d’ici, elle arriverons avec autant de retard que l’hiver en a pour partir … Autant dire qu’il ne nous reste pas grand-chose à faire dans le coin, si ce n’est de projeter d’y revenir … un jour, en été. Nous n’avons donc plus qu’à mettre le cap au sud en espérant une météo plus clémente. Nous repassons à Québec où nous refaisons escale dans notre camping enneigé, et prenons la Transcanadienne pour refaire une étape à Montréal. En chemin, et sur le coup de midi (tient donc …) nous voyons au bord de l’autoroute un hôtel restaurant au décor un peu exubérant. En effet, ce dernier est cerné de dinosaures ayant servi au tournage d’un film, et de « monsters trucks » avec lesquels le patron des lieux faisait des compétitions. Arrêt inévitable donc, dans ce lieu insolite. Arrêt qui nous permettra de gouter aux spécialités culinaires nord américaine réputées dans le monde entier pour … leur manque de goût … Mais bon, le décor est la, c’est l’Amérique, et il faut en profiter. Notre étape à Montréal va durer un peu plus que prévu. Chris a un petit coup de fatigue quelle va mettre quelques jours à évacuer. De plus, la météo est toujours au « mauvais fixe ». La pluie ne veut pas s’arrêter. A en faire déborder le St Laurent qui en a déjà bien assez de la fonte des neiges. Puis, comme après la pluie vient le beau temps, nous revoilà sur la route pour nous diriger, comme disent certains, vers les « States ». Nous avions un peu d’appréhension en arrivant à la frontière. Nos dernières expériences d’entrées aux USA remontant en 1994, avec des douaniers pas forcément sympas, nous nous attendions à un durcissement de leur part suite au 11 septembre. Il n’en a rien été. Très sympas, les douaniers on même été patients avec nous. Il faut dire que mon anglais provençal ne facilite pas le dialogue. Mais après les prises d’empreintes digitales, la photo, nous sommes en possession de la fameuse carte verte qui nous permet de séjourner dans le pays pendant trois mois. S’ouvre alors devant les roues de la moto, une autoroute au revêtement parfait qui plonge dans les forêts du Vermont et qui serpente dans les Appalaches avec un sentiment d’être sur des montagnes russes. Vraiment super à moto ! Mais, bon, nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour ne faire que de l’autoroute. Nous prenons de petites routes plus ou moins parallèles afin de découvrir le Vermont profond. Tellement profond, qu’à midi (c’est une habitude) nous tombons, dans un petit village, sur un magasin tout droit sorti d’une bande dessinée de Luky Luke. Et comme le laisse prévoir les divers écriteaux, nous devrions y trouver de quoi manger. L’intérieur est encore plus authentique que l’extérieur. Gros ventilateurs au plafond, vielles caisses et boite empilées sur des étagères, caisse enregistreuse jumelle de celle vue dans « le bon, la brute et le truand »… En temps normal, acheter de quoi se nourrir, cela ne pose pas de problème. Mais la, pour essayer de choisir de quoi sera constitué notre repas, ca été un vrai casse tête. En effet, nous nous sommes heurtés à une femme qui n’a eu que faire de nos problèmes linguistiques et qui, au lieu de parler doucement comme si elle s’adressait à un demeuré, débitait au moins deux cent mots en dix secondes. Tant et si bien, que je me suis retrouvé avec un sandwiche au poulet tellement gros, que ce n’est pas un poulet qu’il a dut falloir tuer pour le remplir, mais une autruche ! Inutile de rajouter que la digestion n’a pas été facile. Nous avions pour but de nous arrêter à proximité de Boston, histoire de jeter un œil à cette ville le lendemain. A l’approche de la cité, c’est un flot ininterrompu de voitures qui nous entraine jusqu’au centre ville que nous atteignons après avoir franchi un joli pont suspendu. Après, la sortie, c’est autre chose ! Bouchons sur des kilomètres, non, des miles (c’est encore pus long !)! Et il y en a encore 40 pour arriver au camping… Pas la peine de vous dire, que le lendemain, nous n’avions plus vraiment envie de retourner faire du tourisme dans le secteur. Et en parlant de secteur, justement, il y a pas très loin, le cap Cod. Cap réputé pour ses plages infinies, sa douceur de vivre (ce n’est pas pour rien que les habitants de Boston y viennent au moindre prétexte), et ses baleines. Bonne occasion d’aller essayer de voir ce que nous n’avons pas pu voir au Québec. Alors, des plages interminables, nous en avons vu ! Des baleines, nous en avons vu ! Plein, même si ca n’a pas été facile, sur un bateau qui nous a secoués autant que cela est possible, mais le tout, toujours sous la pluie. Dire que nous sommes finalement partis vers l’ouest pour éviter les moussons en Asie … C’est pas gagné ! Il n’y a pas besoin d’organiser une réunion pour décider de quitter le cap et sa douceur de vivre (certainement à l’intérieur, devant la cheminée). 500 kilomètres, dont une partie sous des trombes d’eau (ca vous étonne ? Pas nous !), et nous voilà à New-York, oh surprise, sous … le soleil !!!
New-York, où nous allons certainement rester quelques jour afin, premièrement, de se sécher un peu, puis, deuxièmement, histoire de visiter au moins Manhattan sachant que cette dernière s’étire sur pratiquement 12 kilomètres …
Nous ne vous parlons pas de la moto, elle se porte (et nous porte) très bien !
Quand à d’éventuelles rencontres avec des motards locaux, ce n’est pas encore d’actualité. Les motos (et peut être même les motards) semblent sortir d’un long hivernage et sont encore très rares sur la route.
Bon, ayant rendez vous avec cette ville trépidante et fascinante, nous vous laissons en vous donnant rendez vous dans quelques jours pour vous raconter tout cela.
A très bientôt donc !
Ah, nous allions oublier : Le prix de l’essence, environ 0,65 euro le litre …

Chris et Alain

 

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