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Contenu de la lettre d'information
Edition 2009-07-29 02:11:11
It\'s rain again ...

Bonjour à tous !
Nous espérons que vous allez tous bien et que tout se passe pour le mieux pour vous.
En ce qui nous concerne, tout va bien. Le temps passe très vite et souvent il nous faut réfléchir un peu pour savoir quel jour nous sommes. Tout va bien depuis deux jours. Car avant, c’est encore la météo qui nous en a fait voir.
Malgré tout, nous avons quand même eu de la chance. Nous vous avions laissé, la dernière fois, à la veille de la visite de Manhattan. Eh bien, ces trois jours se sont déroulés sous le soleil. La météo a fait une trêve pour nous. Trois jours où nous n’avons pas arrêté de courir (de marcher plus honnêtement). Chance aussi, car nous avons trouvé un camping juste en face de la ville, sur l’autre rive de l’Hudson river. Il suffit de prendre un bateau qui fait la navette, et nous voilà en plein cœur de cette mégalopole qui ne s’arrête jamais. D’ailleurs, le bateau nous laisse juste à l’entrée de Wall Street. Rue qui est à quelques pas de l’emplacement où se trouvait le World Trade Center avant les tragiques évènements du 11 septembre. A la place des deux tours jumelles, un grand trou, entouré d’une palissade et rempli d’engins en tous genres qui font les fondations d’une nouvelle tour qui verra le jour dans quelques années. En face, une petite chapelle fait office de mémorial. De nombreux objets et photos y sont exposés. C’est très émouvant.
Nos visites nous ont ensuite conduit dans les grand classiques de la ville comme Battery park, Little Italie , China Town, pont de Brooklyn, Central Park, en haut de l’Empire State Building d’où l’on a une vue en 360° sur la ville et ses environs. Le plus délirant dans tout çà : Time Square. Une débauche de publicités lumineuses qui donnent à New York des allures de Las Vegas. Pour digérer tout çà, une croisière de vingt minutes à bord d’un ferry reliant Staten Island nous permet de traverser la baie de New York. Mais NY est une ville épuisante que nous quittons finalement volontiers pour nous mettre un peu au vert au cœur de la Pennsylvanie. Nous y étions attendus par un membre du club BMW de Washington. Un incroyable accueil qui va être suivi par une série d’invitations aux prochaines étapes. Par contre, depuis, la pluie s’est remise à tomber de plus belle. En compagnie d’un couple du coin, nous faisons le trajet vers Washington. Au passage, une (trop) courte étape à Lancaster où nous apercevons les fameux Amichs, qui refusent le progrès et qui, entre autre, se déplacent dans des « buggys » tirés par des chevaux.
Quand on roule à moto, il y a une chose très agréable ici par rapport à l’Europe, c’est la quasi absence de voitures diesels sur les routes. Vraiment agréable de pouvoir respirer sans s’empoisonner quand on suit une voiture. Il faut dire qu’ici, le gasoil est plus cher que l’essence. Du coup, seul les gros camions sont équipés de moteurs diesel.
Nous sommes vite à Washington. La visite de la ville va malheureusement être écourtée à cause de la pluie qui ne nous lâche pas.
Survol des principaux monuments, et nous nous mettons à l’abri afin de prendre une décision pour le programme du lendemain. Décision vite prise : Nous devions descendre vers le sud en passant par les Appalaches. Pluie ou pas pluie, ce sera l’intersate 95, gaz ouverts en grands, et nous ne nous arrêterons que quand nous serons au soleil. Nous commençons à saturer un peu de la pluie et du froid. Le lendemain de notre départ de la capitale, nous y voilà sous le soleil. En Caroline du sud. Aussitôt, tout est plus beau. Nous prenons enfin le temps de vivre et d’apprécier ce que nous voyons et vivons. Pour vous dire, nous sommes le soir même dans un camping qui se trouve dans un parc d’Etat, au bord d’un bras de mer. Magnifiques pelouses pour planter la tente. Ecureuils et oiseaux nous tiennent compagnie quand nous regardons passer deux dauphins qui rejoignent l’océan… Tellement bien, que nous optons pour une journée de farniente dans le même camping. Nous commençons à nous habituer à voyager différemment. A savoir, prendre un peu plus le temps de vivre. Nous n’y faisons pas grand chose dans ce camping, si ce n’est observer un peu les autres en buvant notre jus d’orange. Et nous ne sommes pas déçus du spectacle. Entre la voisine, qui, pour aller aux toilettes, qui sont quand même situées à 50 mètres, prend sa voiture, tout comme cet autre, qui pour aller vider le bac du WC chimique de son motor-home, l’attelle derrière sa voiture… Sans parler du gardien, retraité, qui vit à l’entrée du camping dans un antique bus qui ne quittera certainement plus cet endroit par ces propres moyens , un sacré personnage qui arpente le camping à longueur de journée afin que tout soit toujours en ordre.
Tableau presque idyllique d’un endroit où il ferait bon passer quelques jours. Mais il va nous falloir reprendre la route. Et alors attention : l’autre soir aux infos, de nombreuses images d’inondations, de feux de forêt, mais surtout de tornades dévastatrices.
Dire que nous sommes partis vers l’ouest pour éviter la mousson en Asie…
Un peu au nord, doit se dérouler une « bike-week ». De nombreuses Harley affluent de tous les Etats mais pas toujours par leurs propres moyens (nombreuses remorques et camions chargés de motos). Hormis par ici, nous ne voyons que très peu de motards. Et ceux que nous voyons ici, dans leur grande majorité, ne s’intéressent qu’aux gens qui roulent sur des Harley. Les autres sont inexistants.
Avant de quitter la Caroline du Sud, nous faisons une étape à Charleston. Agréable petite ville construite au bord d’un bras de mer qui s’enfonce à l’intérieur des terres et où nous accédons par un pont haubané qui nous rappelle vaguement le pont de Volonne, ou celui de Millau pour ceux qui connaissent… Après avoir flâné le long de rues bordées de maison datant de la colonisation, nous revoilà sur l’I.95 qui nous mène vers le sud et la chaleur. A tel point qu’il nous faut enfin enlever les doublures de nos vêtements. Nous passons de l’hiver à l’été sans transition. Le seul problème est de trouver une place pour ces doublures qui s’ajoutent au chargement déjà trop important. Heureusement, les grands coffres et les sacoches nous permettent de résoudre ce genre de problème.
Sinon, tout va bien. La moto assure, le matériel est efficace, mais nous savons bien qu’en cette première partie du voyage nous mangeons notre pain blanc… En attendant, nous allons continuer de rouler vers le sud et la Floride. Dès fois que l’on puisse se baigner un peu là bas…

A très bientôt !
N’oubliez pas que chaque fois que nous en avons l’occasion, nous alimentons le site de photos.
Chris et Alain




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