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Edition 2009-07-29 02:13:43
on a roule sur l eau

Eh Bien çà y est, nous voilà enfin en Floride, sous le soleil. Sous le soleil et sous les orages aussi. Avec cette chaleur et toute cette eau qui nous entoure, en fin d’après midi nous avons droit à des déluges d’eau. Mais ici au moins, il ne fait pas froid. Mais qui dit chaleur et humidité, dit aussi moustiques. Et quand ils voient deux grassouillets comme nous, les moustiques, eh bien ils se jettent dessus.
La plupart du temps nous essayons de suivre une route touristique qui suit au plus prés la côte. Malheureusement, de l’océan, en roulant, nous ne voyons pas grand-chose. Les constructions se suivent tout le long coincées entre la route et la plage. Ils ont une drôle de vision des routes touristiques les ricains. Heureusement, de temps en temps, de petits espaces ont été sauvegardés. C’est alors que la route plonge dans un maquis odorant où les chèvrefeuilles et les magnolias sont en fleurs. Des accès à la plage sont aménagés pour traverser ce maquis et se retrouver au milieu des dunes et face à l’océan où nous pouvons voir se balader baleines et dauphins. Hélas, ces bons moments ne durent guère. Les agglomérations se suivent et se touchent. On nous avait vanté la beauté d’Amélia Island, et nous avons fait le détour. Comme le reste. Cà a du être beau, avant que tout ne soit recouvert par les habitations. Et ce sera comme cela presque tout le long de la côte. De temps en temps, des travaux d’élagages le long de la route. Rien d’extraordinaire, si ce n’est que ces travaux sont effectués par des prisonniers. Cela se répètera fréquemment. Nous les reconnaissons à leur uniforme gris avec une raie blanche. Qui a dit jaune rayé de noir ?! Ce ne sont plus les Daltons… Ste Augustine sera une étape agréable. Petite ville sympa avec des bâtiments à l’architecture espagnole, camping dans un parc d’état, au milieu de la végétation avec des visites de raton-laveurs toute la nuit et une plage immense à côté du camping. Tout cela tranche un peu avec le reste de la côte. Il faut dire que depuis le début du voyage nous ne sommes pas dépaysés et nous commençons à être pressés de retrouver les grands espaces de l’ouest. Après un passage à Daytona, (quelle tristesse cette « Main street » qui chaque début mars vit au rythme effréné de la Bike week », le reste de l’année, 90% des commerces sont fermés et servent d’entrepôts. L’ambiance du « Froggys Saloon » n’est pas mieux avec ces quelques bikers croupis… passage devant le « speedway » où se préparent des courses de voitures…), nous faisons une halte à Cap Canaveral pour une visite du Kennedy Space Center. Journée agréable où nous pouvons, dans un premier temps et dans l’enceinte même du KSC, apercevoir la navette qui va partir à la fin du mois et qui est déjà sur son pas de tir, le building où elle a été arrimée à ses réservoirs additionnels, et un espace réservé aux missions Apollo avec une fusée Saturne exposée dans un immense hall. De retour au « visitor center », présentation de films en reliefs et surtout possibilité de faire un tour dans le simulateur qui permet de vivre les sensations d’un départ de navette comme si nous y étions (à ce sujet, nous nous attendions à plus violent. On part quand ils veulent…). Le tout, entrecoupé bien sûr d’un orage d’enfer. C’est à partir de cette journée que nous avons vraiment l’impression que le voyage change et devient plus intéressant. Et les jours suivants ne vont pas nous contredire. Nous filons pour faire une escale bien venue chez des motards voyageurs qui habitent la périphérie de Miami. Le temps de laisser tomber un orage comme jamais nous n’en avions vu, et aussi le temps de laisser passer un weekend suivit d’un jour férié où la majorité des campings sont complets. Nous en profitons pour faire une première incursion dans les Everglades. Vaste zone marécageuse qui couvre une grande partie du sud de la Floride. Le gros intérêt d’une balade dans cette région plutôt inhospitalière, c’est qu’elle devrait nous permettre de rencontrer des alligators. Et là-dessus, nous n’allons pas êtres déçus ! Sur les conseils de Hendi qui nous héberge, nous empruntons une petite route « parallèle » à la route principale. Cette petite route se déroule dans la forêt et est bordée de marécages et canaux. Le tout infesté d’alligators. Au premier arrêt que nous faisons, alors que nous n’y croyons guère, je m’avance au bord du canal en bordure de la route. Aussitôt j’en vois un dont seulement les narines dépassent de l’eau. Puis un deuxième un peu plus loin. J’appelle Chris qui arrive et me dit : Tu as vu à tes pieds ? Je baisse les yeux pour voir une belle bestiole juste la, à un mètre et qui me regarde en se disant certainement : Je le boufferais bien celui là … La journée va se dérouler comme cela, d’un arrêt à l’autre à contempler la faune locale et certaines personnes qui y vivent. Une pause dans un petit troquet au bord de la route va nous faire rencontrer des personnages couverts de tatouages, dignes d’un film. Les Harley garées devant, la serveuse qui cavale dans tous les sens dans un décor de tête d’alligators séchées et de toutes sortes de choses ayant un rapport avec ces sauriens. Il semblerait que nous soyons enfin à la rencontre de l’Amérique. La vraie. Et cela va continuer, quand nous faisons une halte pour nous renseigner sur le prix d’une balade en bateau dans les marécages. Vous savez, ces bateaux à fond plats avec un petit moteur V8 qui entraine une hélice d’avion recyclée… Un vieil indien vient discuter avec nous, fier de ces quelques mots de français. En émettant un son avec sa bouche, il fait venir à lui un couple d’alligators. Content de son exploit, il s’assoit, face à l’immensité du paysage, son regard semblant se perdre à l’horizon. Il attend son fils qui est en train de balader des touristes. Quand à son exploit, à notre arrivée, une femme jetait des restes de nourriture dans l’eau. Et ces deux la le savent bien, ils vivent ici pour çà. Mais bon, c’est si beau avec le soleil qui descend sur cette étendue infinie, que nous, on veut bien y croire …
Nous quittons la région de Miami pour nous rendre dans les Keys.
Les Keys, une longue file d’îlots qui s’étirent sur environ 160 kilomètres au sud ouest de la Floride, à cheval sur l’océan Atlantique et le golfe du Mexique. Et pour relier ces îles et îlots, la US1 qui vit ici ses derniers kilomètres, ou plutôt ces dernières miles, après avoir traversé les USA du nord au sud en venant se terminer à Key West ; la dernière de ces îles. Mais la route finit en beauté. Un vrai bouquet final de feux d’artifices avec ces ponts majestueux qui enjambent les chenaux et autres bras de mer. Imaginez vous « cruisant » à 45 miles à l’heure au guidon de votre moto, la musique que vous aimez dans les oreilles, sous un ciel d’un bleu absolu, et « survolant » les flots d’un bleu turquoise digne des plus belles cartes postales… C’est sûr, ce jour la nous avons roulé sur l’eau !!!
Et comment résister à un bain dans cette eau translucide qui en plus est juste à la bonne température pour s’y jeter sans appréhension ?
La ville de Key West marque pour nous le début d’une nouvelle page de notre voyage. Nous venons de traverser, comme la US ONE, les USA du nord au sud. En faisant demi-tour au fond de la rue bordée de jolies maisons en bois, nous commençons notre route vers l’Alaska.
Route qui va nous entrainer vers d’autres paysages, d’autres rencontres… Cette fois, et après un bon mois de rodage, le voyage à bien commencé !
Tant et si bien que nous décidons de nous replonger dans le parc des Everglades pour en profiter au maximum. Les moustiques aussi vont en profiter … Nous plantons la tente au milieu d’une végétation luxuriante dans un camping du parc complètement désert. Il faut dire que nous sommes complètement hors saison. Nous explorons le parc en empruntant le moindre chemin aménagé. Cela va nous donner l’occasion d’assister encore à des scènes de vie des alligators. Il est quand même temps de remonter un peu vers le nord. En route nous ne résistons pas à la tentation d’une balade en « airboat ». Nous ne le regretterons pas. Le « Zizitop » aux commandes nous fait faire quelques belles figures bien funs avant de passer à une deuxième partie de balade plus tranquille et plus instructive. Mais il faut rouler. Nous avons un rendez vous ce samedi 31 mai dans la région de Titusville, et nous ne voulons pas le manquer.
Alors, à bientôt !
Nous vous tenons informés de la suite dés que possible, promis !!!
Chris et Alain

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