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Edition 2009-07-29 02:16:52
Perdu le Nord ?

Houlà, le temps passe très vite ! Les journées s’enchainent à un rythme infernal et, heureusement, nous apportent leur lot quotidien de découvertes et de rencontres. Tout d’abord, nous espérons que vous allez tous bien. Nous vous racontons nos derniers jours de voyage depuis un petit village perdu au fin fond de l’Utah et à environ 1400 mètres d’altitude. Snowville. Un nom qui en dit assez tout seul. Les hivers doivent êtres rudes par ici… Mais qu’est ce que nous faisons ici ? Nous vous avions laissés au pied des Rocheuses, côté Est. De là, nous devions aller à Denver pour remonter ensuite vers le parc du Yellowstone dans le Wyoming. Aurions-nous perdu le Nord ? Eh bien non, du moins pas encore. En fait nous nous laissons entrainer par des réflexions du genre : si nous descendons de 150 kilomètres vers le Sud, nous pouvons voir ceci, puis cela et ainsi de-suite. Voilà comment on se retrouve complètement à l’Ouest des Rocheuses au lieu d’y être en plein dedans et un peu plus au Nord. Mais alors, quels plaisirs ! Nous ne regrettons pas nos choix ! Nous passons d’un paysage incroyable à un site fantastique suivi d’une construction pharaonique, le tout relié par des routes d’un autre monde. Et en parlant de route, nous collectionnons actuellement des itinéraires des plus prestigieux.
Vous vous rappelez quand une année, le constructeur automobile Peugeot associé à Ari Vatanen avaient décidé de gagner une célèbre course de côte dans le Colorado ? Ils avaient réussi leur pari en construisant une voiture spécifique à cette course. Quatre roues directionnelles qui se sont adaptées au mieux aux grandes courbes de cette piste qui alterne terre et goudron. Il s’agissait de la célèbre montée de Pikes Peak. Une route qui vous fait passer de 2500 mètres d’altitude à 4400 mètres en environ 20 kilomètres. Incroyable et inimaginable en Europe quand on sait qu’à 500 mètres prés, c’est le sommet du mont Blanc !
Et bien ici, non seulement c’est possible, mais en plus c’est accessible à tout le monde ! Il suffit de s’acquitter d’un petit droit de passage et vous voilà sur les traces de tous ces fondus de vitesse. Mais gare, vitesse limitée tout le long. Et les rangers veillent avec leur arme préférée : Le radar (Eh oui, ici aussi…). Mais même aux vitesses ridicules auxquelles nous montons, quel pied ! C’est simple, on voudrait s’arrêter tous les cent mètres. Chaque virage débouche sur un paysage encore plus fantastique que le précédent. Et quand le bitume laisse la place à cette magnifique piste en terre bien large et lisse on ne peut s’empêcher de mettre un peu du gaz en espérant que le ranger de service ne sera pas à la sortie du virage. Mais attention, aucune protection tout au long de la montée. Une sortie de route ne pardonnerait pas. Bien entendu, à l’arrivée au sommet nous ne sommes pas vraiment seuls. En plus de toutes les voitures et motos qui montent, il y a le train à crémaillère qui déverse son flot de touristes. Inutile de dire que le panneau planté au sommet a un certain succès et qu’il faudrait presque instaurer une liste d’attente pour prendre la traditionnelle photo. Et bien sûr, une fois là-haut, on ne sait où donner de la tête. Entre le panorama côté Est où l’on voit débuter les grandes plaines du Middle Ouest, et la vue côté Ouest qui nous offre une vision sur la majestueuse chaine des montagnes Rocheuses enneigées et qui barrent tout l’horizon, et bien on a tendance à courir un peu de tous les côtés ne sachant plus où regarder. Mais on se calme vite. A cette altitude le manque d’oxygène se fait déjà bien sentir. Le mal des montagnes guette les imprudents. Tient ce mal de tête persistant, et pourquoi suis-je essoufflé ? Bonne expérience pour la suite du voyage qui nous l’espérons nous mènera cet automne à des altitudes similaires, voire supérieures dans la cordillère des Andes. Mais en attendant, voilà que pour traverser les Rockys Moutains, nous passons d’une vallée à l’autre en franchissant des cols dont l’altitude dépasse souvent les 3200 mètres… Lors de ces franchissements, nous pensons toujours avoir traversé la chaine de montagne. Mais à chaque fois, au loin, de nouvelles montagnes barrent l’horizon. Nous traversons de grandes prairies pour nous lancer à nouveau dans des ascensions où nous découvrons d’anciennes mines d’argent et autres. A force de rouler comme ca, nous voilà à Silverton. Petite ville de montagne qui a gardé son cachet « western ». Entre la diligence, les trains à vapeur qui la relie à Durango et les rues qui ont même oublié de se revêtir de bitume, on se croirait vraiment dans un de ces westerns spaghettis de Sergio Léone des années 60. Et nous continuons notre route pour faire escale à nouveau dans un grand parc national. Mesa Verde. Parc dédié aux indiens Anasazi. Nous y découvrons toutes les habitations de ce peuple depuis le début de leur histoire connue.
Notre voyage nous emmène ensuite à Moab.
Depuis deux mois maintenant que notre aventure a débutée, il semble que nous ayons pris notre rythme de croisière. Il est évident qu’il faudrait que nous nous posions un peu de temps en temps, mais il y a tellement de choses à voir, à faire, que nous essayons d’en profiter au maximum.
Du coup, nous avons un peu du mal à vous envoyer ces newsletters. Le soir, après avoir vécu des journées inoubliables (sachant qu’en ce moment elles se suivent au jour le jour), et après avoir planté la tente, mangé, s’être un peu lavé (quand c’est possible), il faut en priorité trier les photos et vidéos du jour (les graver quand nécessaire) et écrire le « journal » de la journée. Quand nous avons une connexion internet qui fonctionne à peu prés (et après avoir traqué toutes les prises de courant pouvant nous être accessibles), et ca, ce n’est pas gagné, nous mettons à jour les principales rubriques du site. A savoir, « où sommes-nous » avec les cartes et la page d’accueil. Et enfin, assez tard dans la nuit, nous essayons d’écrire ces newsletters afin de vous faire partager un peu tout çà. Autant dire que le temps manque cruellement. Nous prévoyons de rester plusieurs jours à Calgary au début du mois de juillet. Bonne occasion pour ralentir un peu le rythme. Enfin, peut être, car à l’époque où nous y serons, et comme par hasard, va se dérouler le Stampede. Simplement le plus grand rodéo de la planète… Bon, nous verrons bien.
En attendant, disions nous, nous revoilà à Moab. Revoilà car nous y étions déjà venu en 1994. Excellente occasion de faire une petite révision. A l’approche de la ville, la nature vous met au parfum. Ici, pas de demi-mesure. C’est du grandiose et rien d’autre ! Vous savez, les dessins animés de Bip Bip le road-runner et de Vil coyote qui lui court toujours après pour essayer d’en faire son casse croûte, eh bien les décors dans lesquels ils évoluent, c’est çà ! Incroyable ! Que ce soit le parc national des Arches (qui compte plusieurs centaines de ces arches naturelles et autres rochers en équilibre ou sculptés bizarrement), Dead Horse point (une falaise qui surplombe de plusieurs centaines de mètres un méandre du Colorado) ou encore le parc national de Canyonland qui s’étire sur plusieurs centaines de kilomètres avec ses crevasses creusées par la Green river et le Colorado, c’est sûr ; il y a de quoi ne plus savoir où donner de la tête. En plus, il y a des pistes ! Des pistes qui parcourent ces parcs naturels et que vous pouvez emprunter avec un engin adapté comme un 4X4 ou … une GS par exemple. Et voilà comme notre GS fait son baptême de la piste dans le décor grandiose de Canyonland, en empruntant une piste qui va nous mener au plus prés du bord du fleuve et surtout, au fond du canyon. Avec la chaleur, nous ne vous racontons pas la transpiration que l’on peu se faire…
Tout cela est bien joli, mais c’est le Yellowstone qui était au programme. Pour nous y rendre, nous faisons escale le temps d’une journée à Salt Lake City. Bonne occasion pour être victime de notre première crevaison quelques dizaines de kilomètres avant d’y arriver. Bien entendu, à un endroit sans ombre pour corser un peu la distraction offerte. Cet après midi là, il ne devait faire que 40°.
Salt Lake City capitale de l’Utah, mais surtout connue pour être le cœur du monde mormon et le « temple » de la généalogie. Et ce que vous pouvez voir ici, est tout simplement incroyable. Entres autres temples et « palais », le « conférence center ». Juste un « amphithéâtre » capable de contenir 21000 personnes !!! C’est simplement pharaonique. Il faut le voir, c’est indescriptible. A l’occasion des jeux olympiques d’hiver de 2002, les mormons l’avaient mis à disposition des organisateurs des jeux. Visite du musée, suivi encore par quelque chose qui nous parait incroyable : Vous savez que depuis des décennies les mormons répertorient tous les actes civils de la planète. Une base de données formidable pour les généalogistes. Eh bien cet outil incroyable, n’importe qui peut l’utiliser. La preuve, nous sommes rentrés dans cette bibliothèque par curiosité. Nous y avons été accueillis et dirigés en fonction des recherches éventuelles que nous souhaiterions faire. Et nous voilà avec à notre disposition, des milliers de microfilms et microfiches, le matériel pour les consulter, des ordinateurs, une bibliothèque… Il ne nous manquait qu’une chose, les résultats des recherches que nous avions déjà effectuées en France afin de pouvoir les compléter. Ce sera pour une autre fois. Voilà un prétexte tout trouvé pour un futur voyage !
Salt Lake City, pour les mordus de sports mécaniques, ca rythme un peu avec records du monde de vitesse sur terre. Et voilà encore l’occasion de faire un détour de … 500 kilomètres. Bonneville, c’est le nom du « speedway » qui accueille chaque mois d’août tout ce qui se fait pour aller le plus vite possible sur des roues, mais surtout tout ce que la planète peut contenir de personnages les plus fêlés pour conduire ces véhicules sur cette croûte de sel, pas forcément lisse et sous une chaleur digne d’un four branché thermostat plein pot. Pour notre part, nous allons nous contenter de quelques photos dans ce lieu légendaire et de quelques trois cent mètres sur la piste histoire de voir … et de crépir la moto de sel…
Et comme nous ne voulons pas rentrer par la même route, nous faisons une incursion dans le Nevada, passons pour quelques heures encore un fuseau horaire avant de retourner vers le nord Ouest pour se retrouver ce soir au milieu de rien du tout, à Snowville, une lampe frontale sur la tête pour vous écrire…
Il ne nous reste plus qu’à trouver une connexion pour vous envoyer ce petit texte. Et l’Amérique a beau être l’Amérique, une connexion internet, qui a un peu de débit, eh bien ce n’est pas facile à trouver…
Ceci mis à part, c’est bientôt les vacances, et vu le cours du dollar, pensez y à … l’Amérique !
Allez, on vous laisse ! La route nous attend.
Amitiés !

Chris et Alain

 


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