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Contenu de la lettre d'information
Edition 2009-07-29 02:08:13
Ca roule !

Salut à tous,
A notre arrivée à Montréal, notre seul souci était de savoir si la moto avait effectué la traversée de l’Atlantique avec nous. Il nous faudra attendre un peu plus pour le savoir. En effet, beaucoup de monde à la douane, trop de temps pour récupérer les bagages, nous sortons de l’aéroport bien trop tard un samedi après midi pour espérer la récupérer avant lundi … si elle est la. Serge et Claudette qui nous accueillent à notre arrivée, nous prennent en charge afin que nous n’ayons aucune difficulté pour notre arrivée au Québec. Le dimanche se passe tranquillement en digérant doucement le décalage horaire. Notre premier travail lundi matin : téléphoner chez le transitaire. Oui, elle est la et disponible quand vous le voulez. Grand ouf de soulagement et en route. Nous trouvons facilement l’entrepôt et les formalités sont brèves (si ce n’est le douanier qui nous demande le nombre de slips, de chaussettes et autres effets personnels que nous avons avec nous). Quand tous les papiers sont en règles, on nous présente enfin un conteneur à bagages avec notre moto à l’intérieur. C’est tout bête ! Pourquoi est-il si difficile de transporter une moto par avion alors que les solutions sont si simples ?
En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, cette dernière est extraite de sa boîte et poussée sur le parking. Il ne reste qu’à rebrancher la batterie et trouver une station service car le niveau du réservoir est au plus bas. Heureusement le temps est magnifique. Nous sommes loin des températures et de la couche de neige qui régnaient encore ici il y a quelques jours. Ca y est : On roule ! Le voyage peut commencer. Enfin ! Sauf que … C’est bien de l’huile qui suinte la, au niveau du couple conique … Ben, c’est sûr ! Les derniers voyages nous avons été victimes de pannes à chaque fois. Aucune raison que ca change. Sauf que la c’est au départ, que l’efficacité du concessionnaire BMW de Montréal n’est pas une légende et qu’il nous change le joint de sortie de boîte qui avait décidé de ne pas faire le voyage avec nous (fainéant va le joint !), en moins d’une heure. Voilà, la panne du voyage est passée, nous sommes tranquille pour 100 000 kilomètres. Nous passons la journée de mardi à visiter les quatre coins de Montréal sous une chaleur vraiment inattendue. A tel point que le St. Laurent a un peu tendance à sortir de son lit tant la fonte de la neige a été rapide. Mercredi matin , il est temps de prendre congé de nos hôtes. En route vers Québec en empruntant le chemin des écoliers. Plus nous allons vers l’est, plus le ciel est gris. A chaque halte, il y a toujours quelqu’un pour nous interroger quand à notre provenance. La plaque minéralogique de la moto intrigue. Passage dans un village indien, arrêt prés d’une baie où font escale des milliers d’oies blanches et autres outardes, escale dans un petit bar sympa où les gens parlent facilement, nous devançons la pluie et la journée passe vite. Le soir, ca se complique au moment de trouver où dormir. Le seul camping ouvert est encore recouvert d’une épaisse couche de neige et le froid empêche l’arrivée d’eau potable. Nous faisons le tour des motels aux prix proportionnels à la taille du continent avant de revenir au camping. Le gérant, très sympa nous propose d’installer notre tente à l’abri d’un « bâtiment » où est stocké du matériel. Il était temps. La pluie a fini par nous rattraper. Heureusement, le lendemain, le soleil est de retour et nous pouvons visiter la magnifique ville de Québec dans les meilleures conditions. Visite qui n’est pas sans nous rappeler les paroles de la chanson de Joe Dassin qui parlait des quartiers du vieux Québec. La ville qui fête ses 400 ans cette année est décorée pour l’occasion. D’ailleurs, le château de Frontenac, fait un peu figure de cerise sur le gâteau. Le programme se poursuit par un petit passage sur l’île d’Orléans où nous pouvons voir la récolte de la sève d’érable pour faire la « tire », le sirop ou le sucre. Une visite à la chute de Montmorency (plus haute que celles du Niagara) et nous poursuivons la route vers le nord est. Le paysage change vite et des collines bordant le fleuve font leur apparition. Il est de plus en plus sauvage. A ce sujet, d’énormes panneaux préviennent de la possibilité de traversée d’orignaux. Exactement l’idée que l’on s’en faisait. De grandes forêts enneigées, des lacs gelés, et de temps à autres, une vue splendide sur le fleuve lui aussi de plus en plus large et d’un bleu océan. Nous apercevons de temps en temps des cargos qui remontent vers Québec ou Montréal avec leurs cargaisons qui semblent les écraser. Nous franchissons l’embouchure de la Saguenay grâce à un bac (ou traversier en langage québéquois) pour arriver à Tadoussac. Nous sommes en avance d’une quinzaine de jours pour voir les baleines. Mais, sait-on jamais ?
Recevez un grand bonjour rafraichissant du Québec, et à bientôt au hasard des connexions Internet.
Chris et Alain
Des photos sur le site www.motards-nomades.com

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